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 EN PARTAGE ...MOHAMMED VI À L’UA : « VOUS M’AVEZ TOUS MANQUÉ »

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My Ahmed
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MessageSujet: EN PARTAGE ...MOHAMMED VI À L’UA : « VOUS M’AVEZ TOUS MANQUÉ »   Mar 31 Jan 2017 - 14:48

MOHAMMED VI À L’UA : « VOUS M’AVEZ TOUS MANQUÉ »





PAR LA RÉDACTION
 
JAN 31  




Le Roi Mohammed VI prononce un discours devant le 28ème Sommet de l'Union Africaine à Addis-Abeba. Les faits saillants de l’allocution en 6 points.

« L’Afrique est mon Continent, et ma maison »

Lors de son allocution devant le 28ème Sommet de l’Union Africaine, le Roi Mohammed VI n’a pas manqué de faire part de sa joie de retrouver sa famille africaine. « Il est beau, le jour où l’on rentre chez soi, après une trop longue absence ! Il est beau, le jour où l’on porte son cœur vers le foyer aimé ! L’Afrique est Mon Continent, et Ma maison.Je rentre enfin chez Moi, et vous retrouve avec Bonheur. Vous M’avez tous manqué », a affirmé le Roi.
Dans ce même élan, il a expliqué que cette joie était la raison pour laquelle « sans attendre la finalisation des formalités juridiques et protocolaires, au terme desquelles le royaume siègera de nouveau au sein de l’Organisation, (le Roi a) tenu à faire d’ores et déjà, ce déplacement », et s’exprimer devant l’assemblée.

« Le retrait de l’OUA était nécessaire »

Dans son discours, le Roi Mohammed VI a rappelé qu’il était nécessaire pour le Maroc de quitter l’OUA. Pour le Roi, ce retrait « a permis de recentrer l’action du Maroc dans le continent, de mettre aussi en évidence combien l’Afrique est indispensable au Maroc, combien le Maroc est indispensable à l’Afrique », a-t-il affirmé, rappelant qu’« au moment où le royaume compte parmi les nations africaines les plus développées, et où une majorité de pays-membres aspirent à notre retour, nous avons choisi de retrouver la famille. »

« Une famille que nous n’avions pas véritablement quittée ! »

Dans cette allocution, le Roi Mohammed VI a rappelé combien le Maroc est resté impliqué dans les affaires africaines. Il a rappelé que « malgré les années où nous étions absents des instances de l’Union Africaine, nos liens, jamais rompus, sont restés puissants, et les pays africains frères ont toujours pu compter sur nous. »
Rappelant les relations bilatérales fortes qui ont uni le Maroc aux différents pays Africains, le Roi Mohammed VI est revenu sur les différents accords de coopération conclus depuis son accession au trône. Dans ce cadre, il n’a pas manqué de rappeler qu’« entre 1956 et 1999, 515 accords avaient été signés, alors que depuis 2000, il y en a eu 949, c’est-à-dire près du double. »
Basant son discours sur une des éléments factuels, le souverain a rappelé les aspects qui cimentent les liens entre le Maroc et la majorité des pays Africains :
- 949 accords en 17 ans
- 46 visites dans 25 pays africains
- Des projets d’envergure, tels que le projet de Gazoduc Africain Atlantique en coopération avec le Nigéria
- Des projets visant à améliorer la productivité agricole et à favoriser la sécurité alimentaire et le développement rural
- Des unités de production de fertilisants, mises en place avec l’Ethiopie et le Nigeria
- L’Initiative pour l'Adaptation de l’Agriculture Africaine au changement climatique, dite "Initiative Triple A", promue lors de la COP 22
- La participation du Maroc à six opérations de maintien de la paix des Nations-Unies en Afrique, déployant des milliers d’hommes dans les différents théâtres d’opération.Les troupes marocaines sont, aujourd’hui encore, déployées en RCA et RDC

« Mon pays partage ce qu’il a, sans ostentation »

Le Roi a rappelé que le Maroc n’a jamais hésité à partager ce qu’il avait avec ces frères africains. « Les subsahariens sont accueillis dans les termes que nous avions annoncés, a-t-il déclaré, plusieurs opérations de régularisation ont été lancées; la première phase avait déjà bénéficié à plus de vingt-cinq mille personnes.La deuxième vient d’être lancée avec succès, il y a quelques semaines, selon le même esprit de solidarité et d’humanisme. »
« Toutes ces actions constructives, en faveur des immigrés, ont ainsi justement conforté l’image du Maroc, et renforcé les liens que nous avions d’ores et déjà constitués », a-t-il affirmé, rétorquant au passage à ceux qui pensent que le Maroc souhaite s’accaparer le leadership de l’Afrique, que « c’est à l’Afrique que le royaume cherche à donner le leadership. »

« Nous n’ignorons pas que nous ne faisons pas l’unanimité au sein de cette noble assemblée »

Dans un message clair aux accusations de l’Algérie et de ses acolytes, le Roi a tenu à rassurer les pays membres que le Maroc ne cherche pas à diviser les africains, mais souhaite seulement retrouver sa place naturelle dans une institution qu’il a œuvré à créer.
Pour preuve, le souverain a affirmé que le Maroc « a toujours considéré qu’il faut d’abord puiser sa force, dans l’intégration de sa sous-région maghrébine.Or, force est de constater que la flamme de l’UMA s’est éteinte, parce que la foi dans un intérêt commun a disparu ! (…)Alors que le commerce intra-régional s’élève à 10% entre les pays de la CEDEAO, et à 19% entre les pays de la SADEC, il stagne à moins de 3% entre les pays du Maghreb (…) Nos concitoyens maghrébins ne comprennent pas cette situation. »

« Il est temps que les richesses de l’Afrique profitent à l’Afrique »

Redonnant confiance au continent dans ses capacités, le Roi Mohammed VI a lancé un appel aux chefs d’Etats africains, leur soulignant que « nous devons œuvrer afin que notre terre, après avoir subi des décennies de pillages, entre dans une ère de prospérité. »
Le Roi Mohammed VI a conclu son discours par un message d’espoir : « Nous, peuples d’Afrique, avons les moyens et le génie ; et nous pouvons ensemble, réaliser les aspirations de nos peuples. »

Voici le texte intégral du Discours Royal:

«Louange à Dieu, Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons,

Excellence, Monsieur le Président Alpha Condé, Président du 28ème Sommet de l’Union Africaine,

Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

Madame la Présidente de la Commission,

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Il est beau, le jour où l’on rentre chez soi, après une trop longue absence ! Il est beau, le jour où l’on porte son cœur vers le foyer aimé ! L’Afrique est Mon Continent, et Ma maison.

Je rentre enfin chez Moi, et vous retrouve avec Bonheur. Vous M’avez tous manqué.

C’est pourquoi, Mes Chers Frères Chefs d’Etat, sans attendre la finalisation des formalités juridiques et protocolaires, au terme desquelles le Royaume siègera de nouveau au sein de l’Organisation, J’ai tenu à faire d’ores et déjà, ce déplacement et à M’exprimer devant vous.

Le soutien franc et massif que le Maroc a recueilli témoigne de la vigueur des liens qui nous unissent.

Le retrait de l’OUA était nécessaire : il a permis de recentrer l’action du Maroc dans le continent, de mettre aussi en évidence combien l’Afrique est indispensable au Maroc, combien le Maroc est indispensable à l’Afrique.

Nous y avons réfléchi mûrement, et c’est à présent une évidence !

Il est l’heure de rentrer à la maison : au moment où le Royaume compte parmi les nations africaines les plus développées, et où une majorité de pays-membres aspirent à notre retour, nous avons choisi de retrouver la famille.

Une famille que nous n’avions pas véritablement quittée !

En effet, malgré les années où nous étions absents des instances de l’Union Africaine, nos liens, jamais rompus, sont restés puissants, et les pays africains frères ont toujours pu compter sur nous :

Des relations bilatérales fortes ont ainsi été développées de manière significative :

Depuis l’an 2000, le Maroc a conclu, dans différents domaines de coopération, près d’un millier d’accords avec les pays africains.

A titre de comparaison, savez-vous qu’entre 1956 et 1999, 515 accords avaient été signés, alors que depuis 2000, il y en a eu 949, c’est-à-dire près du double ! 

Pendant ces années, J’ai Moi-même souhaité donner une impulsion concrète à ces actions, en multipliant les visites dans les différentes sous-régions du Continent. 

Au cours de chacune des 46 Visites, que J’ai effectuées dans 25 pays africains, de nombreux accords dans les secteurs public et privé ont été signés.

Notre action s’est particulièrement attachée à la question de la formation qui est au cœur de notre coopération avec les pays frères. Ainsi, des ressortissants africains ont pu poursuivre leur formation supérieure au Maroc, grâce aux milliers de bourses qui leur ont été accordées. 

Par ailleurs, des projets stratégiques d’envergure ont été mis en place lors de Mes visites dans ces pays :

- En premier lieu, J’ai eu le plaisir d’initier le projet de Gazoduc Africain Atlantique, avec Mon frère Son Excellence Monsieur MuhammaduBuhari, Président de la République Fédérale du Nigéria.

Ce projet permettra naturellement l’acheminement du gaz des pays producteurs vers l’Europe. Mais, au-delà, il bénéficiera à toute l’Afrique de l’Ouest.

Il contribuera, en effet, à structurer un marché régional de l’électricité, et constituera une source substantielle d’énergie au service du développement industriel, de l’amélioration de la compétitivité économique et de l’accélération du développement social.

Ce projet sera créateur de richesses, pour les pays et les populations riveraines, créant un mouvement décisif d’impulsion et entraînant l’émergence et le développement de projets parallèles.

De plus, il permettra d’établir des relations, bilatérales et multilatérales, plus apaisées, et fera ainsi naître un environnement propice au développement et à la cRoissance.

- En second lieu, dans le cadre de projets visant à améliorer la productivité agricole et à favoriser la sécurité alimentaire et le développement rural, des Unités de production de fertilisants ont été mises en place avec l’Ethiopie et le Nigeria. Les bénéfices de ce projet s’étendront à l’ensemble du continent.

Nous le savons : ce ne sont ni le gaz, ni le pétrole qui satisferont les besoins alimentaires de base ! Or, le grand défi de l’Afrique n’est-il pas sa sécurité alimentaire ? 

- C’est le sens de l’Initiative pour l'Adaptation de l’Agriculture Africaine au changement climatique, dite "Initiative Triple A", que nous avons promue lors de la COP.22. Elle constitue une réponse innovante et extrêmement concrète aux défis communs posés par les changements climatiques.

Dès son lancement, elle a d’ailleurs aussitôt été adoubée par une trentaine de pays.

«L’initiative triple A» vise à lever un financement plus important au profit de l'Adaptation de la petite Agriculture Africaine; elle accompagnera également la structuration et l'accélération de projets agricoles, en s'appuyant sur quatre programmes:

la gestion rationalisée des sols ;

la maîtrise durable de l’eau agricole ;

la gestion des risques climatiques ; et

le financement solidaire des petits porteurs de projets.

Cette initiative a d’ailleurs été l’un des axes forts du Sommet Africain de l’Action, que J’ai eu le privilège de présider à Marrakech, en novembre dernier.

Enfin, nos liens sont également restés puissants en termes de sécurité et de paix.

Faut-il rappeler que nous avons toujours été présents, lorsqu’il s’est agi de défendre la stabilité du Continent ? 

- Ainsi, depuis son indépendance, le Maroc a participé à six opérations de maintien de la paix des Nations-Unies en Afrique, déployant des milliers d’hommes dans les différents théâtres d’opération.

Les troupes marocaines sont, aujourd’hui encore, déployées en RCA et RDC.

De même, le Maroc a mené des médiations qui ont permis de faire avancer substantiellement la cause de la paix, notamment en Libye et dans la région du Fleuve Mano.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Ma vision de la coopération Sud – Sud est claire et constante : Mon pays partage ce qu’il a, sans ostentation. 

Dans le cadre d’une collaboration éclairée, le Maroc, acteur économique de premier plan en Afrique, deviendra un moteur de l’expansion commune.

A l’intérieur de Mon pays, les Subsahariens sont accueillis dans les termes que nous avions annoncés : plusieurs opérations de régularisation ont été lancées; la première phase avait déjà bénéficié à plus de vingt-cinq mille personnes.

La deuxième vient d’être lancée avec succès, il y a quelques semaines, selon le même esprit de solidarité et d’humanisme. Nous sommes fiers de ces actions. 

Elles étaient nécessaires, vitales pour ces hommes et ces femmes qui ont trop longtemps souffert de la clandestinité.

Et nous agissons pour que ces personnes ne vivent plus en marge, sans emploi, sans soin, sans logement, sans accès à l’éducation.

Nous agissons pour que les couples, en particulier les couples mixtes, composés de marocains et de conjoints subsahariens, ne soient pas séparés. 

Toutes ces actions constructives, en faveur des immigrés, ont ainsi justement conforté l’image du Maroc, et renforcé les liens que nous avions d’ores et déjà constitués.

Certains avancent que, par cet engagement, le Maroc viserait à acquérir le leadership en Afrique. Je leur réponds que c’est à l’Afrique que le Royaume cherche à donner le leadership.

Excellences, Mesdames et Messieurs, nous n’ignorons pas que nous ne faisons pas l’unanimité au sein de cette noble assemblée. 

Loin de nous, l’idée de susciter un débat stérile ! Nous ne voulons nullement diviser, comme certains voudraient l’insinuer ! 

Vous le constaterez : dès que le Royaume siègera de manière effective, et qu’il pourra apporter sa contribution à l’agenda des activités, son action concourra, au contraire, à fédérer et à aller de l’avant. 

Nous avons participé à l’avènement de cette belle construction panafricaine, et nous souhaitons tout naturellement y retrouver la place qui est la nôtre.

Pendant toutes ces années, et sans ressources naturelles, le Maroc est devenu un pays émergent, à l’expertise reconnue; il est aujourd’hui l’une des nations les plus prospères d’Afrique. 

Le Maroc a toujours considéré qu’il faut d’abord puiser sa force, dans l’intégration de sa sous-région maghrébine.

Or, force est de constater que la flamme de l’UMA s’est éteinte, parce que la foi dans un intérêt commun a disparu ! 

L’élan mobilisateur de l’idéal maghrébin, promu par les générations pionnières des années 50, se trouve trahi. 

Aujourd’hui, nous constatons avec regret que l’UMA est la région la moins intégrée du continent africain, sinon de toute la planète :

Alors que le commerce intra-régional s’élève à 10% entre les pays de la CEDEAO, et à 19% entre les pays de la SADEC, il stagne à moins de 3% entre les pays du Maghreb.

De même, tandis que la Communauté Economique d’Afrique de l’Est avance dans des projets d’intégration ambitieux, et que la CEDEAO offre un espace fiable de libre circulation des personnes, des biens et des capitaux, les pays du Maghreb sont, eux, à un niveau de coopération économique très faible.

Nos concitoyens maghrébins ne comprennent pas cette situation. 

Si nous n’agissons pas, sauf à prendre exemple sur les sous-régions africaines voisines, l’UMA se dissoudra dans son incapacité chronique, à rencontrer les ambitions du Traité de Marrakech, qui lui a donné naissance il y a 28 ans.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Ce constat conforte le Maroc dans son choix de l’Afrique. Ainsi faisant, Mon pays opte pour le partage et le transfert de son savoir-faire ; il propose de bâtir concrètement un avenir solidaire et sûr.

Nous enregistrons, avec fierté, que l’histoire nous donne raison. 

Le Maroc ne rentre pas dans l’Union Africaine par la petite, mais par la grande porte. L’accueil chaleureux que nos frères africains nous réservent aujourd’hui en témoigne. 

Nous invitons, avec enthousiasme, les nations africaines à s’associer au dynamisme de notre pays, à donner un élan nouveau à notre Continent tout entier.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Il est temps que les richesses de l’Afrique profitent à l’Afrique.

Nous devons œuvrer afin que notre terre, après avoir subi des décennies de pillages, entre dans une ère de prospérité.

Certes le colonialisme n’est pas la seule cause des problèmes de l’Afrique. Toutefois, ses effets néfastes perdurent.

Pendant longtemps, nous avons tourné notre regard ailleurs, pour prendre une décision, un engagement.

N’est-il pas l’heure de faire cesser ce tropisme ? N’est-il pas l’heure de nous tourner vers notre continent ? De considérer ses richesses culturelles, son potentiel humain ?

L’Afrique peut être fière de ses ressources, de son patrimoine culturel, de ses valeurs spirituelles et l’avenir doit porter haut et fort cette fierté naturelle ! 

L’Afrique peut et doit valider elle-même ses processus électoraux, et cautionner ainsi le choix libre de ses citoyens.

Elle dispose des outils de régulation et des institutions judiciaires, telles que les Conseils constitutionnels et les Cours Suprêmes, à même de trancher les contentieux et les recours électoraux.

Ces organismes pourraient, le cas échéant, être renforcés. Mais ils existent ! Ils sont mis en œuvre ! Sinon à quoi servent-ils ?

L’Afrique est aujourd’hui dirigée par une nouvelle génération de Leaders décomplexés. Ils œuvrent en faveur de la stabilité, de l’ouverture politique, du développement économique et du progrès social de leurs populations.

Ils agissent avec détermination, fermeté et conviction, sans se soucier d’être « notés » ou évalués par l’occident.

Depuis plusieurs années, le taux de cRoissance de certains pays du Nord ne dépasse pas celui de certains pays africains ; la faillite de leurs sondages révèle combien ils ont perdu toute capacité de comprendre les aspirations de leurs peuples !

Et pourtant, ces pays à la situation sociale et économique défaillante, au leadership faiblissant s’arrogent le droit de nous dicter leur modèle de cRoissance !

Je le répète ! La notion de tiers-mondisme me paraît dépassée !

Ces agissements relèvent plutôt de l’opportunisme économique : la considération et la bienveillance accordées à un pays ne doivent plus dépendre de ses ressources naturelles et du profit qu’on en espère !

Excellences, Mesdames et Messieurs,

C’est la voie de la solidarité, de la paix et de l’union que Mon pays a choisie.

Nous réaffirmons notre engagement en faveur du développement et de la prospérité du citoyen africain.

Nous, peuples d’Afrique, avons les moyens et le génie ; et nous pouvons ensemble, réaliser les aspirations de nos peuples.

Je vous remercie pour votre aimable attention.

Wassalamou alaikoum warahmatou llahi wabarakatouh".

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MessageSujet: Mohammed VI est heureux de rentrer chez lui, et chez lui, c’est l’Afrique, par Aziz Boucetta   Mar 31 Jan 2017 - 21:14


OPINIONS |
Publié le 31 janvier 2017
Mohammed VI est heureux de rentrer chez lui, et chez lui, c’est l’Afrique, par Aziz Boucetta
:

En cinq mois durant cette année 2016, le roi Mohammed VI a pris deux décisions diplomatiques d’importance : annuler le Sommet arabe qui devait se tenir au Maroc (février), et demander l’adhésion à l’Union africaine (juillet). Entre les deux décisions, il y a eu le discours de Ryad dans lequel le roi a réaffirmé la réorientation de la diplomatie chérifienne. Explications de la politique et de la diplomatie royale, à travers ses discours.

Le roi Mohammed VI n’est pas un homme de discours, longs et fréquents. Il prend la parole quatre fois par an, lors de la fête du Trône, de celle de la Jeunesse, à l’ouverture de la session d’automne du parlement et à l’occasion de la célébration de la Marche verte. Le chef de l’Etat s’exprime également, au besoin et au gré de l’actualité nationale et internationale, ou pendant des voyages officiels.

Les discours reflètent une personnalité, et prolongent des actes. Et les actes sont résolument économiques. On peut dire que sur le plan diplomatique, le règne de Mohammed VI aura connu deux phases, la première jusqu’en 2010/2011, la seconde est en cours. Dans la première, la priorité a été donnée au développement économique interne, avec ses inévitables hiatus. Depuis 2010/2011, le roi a opté pour un développement intégré du pays, mais dans le cadre d’une meilleure, plus grande et plus forte coopération internationale, et d’une meilleure approche du monde, des mondes qui nous entourent.

Le monde arabe

Voici des extraits du communiqué de la diplomatie marocaine, annonçant le désistement du royaume pour l’organisation du Sommet arabe prévu début 2016 au Maroc : « Au regard des défis auxquels fait face le monde arabe aujourd'hui, le Sommet arabe ne peut être une fin en soi ou devenir une simple réunion de circonstance. Les conditions objectives pour garantir le succès d'un sommet arabe, à même de prendre des décisions à la hauteur de la situation et des aspirations des peuples arabes, ne sont pas réunies (…). Face à l'absence de décisions importantes et d'initiatives concrètes, à même d'être soumises aux Chefs d'Etat arabes, ce sommet ne sera qu'une occasion d'adopter des résolutions ordinaires et de prononcer des discours qui ne feront que donner une fausse impression d'unité et de solidarité entre les Etats du monde arabe ».

Il ne sert donc à rien de se réunir pour ne rien dire, et pour ne pas agir. Voilà le message envoyé par la diplomatie marocaine, et donc par le roi, aux Arabes. L’heure est au développement, à l’action, à la prise d’initiatives, et non aux discours aussi stériles qu’inutiles.

Sur le plan arabe, Mohammed VI n’entretient de véritables relations qu’avec les six nations du Golfe. On y parle investissements, on y évoque les pistes d’une coopération effective, les uns apportant leur manne financière et leur savoir-faire managérial, et le Maroc offrant des opportunités de travail, d’investissements, de grands et moins grands projets, du solaire au tourisme, de l’agriculture à l’immobilier, au Maroc et en Afrique. Cela arrange parfaitement les affaires des Arabes du Golfe, en phase de réorientation de leurs pétrodollars de l’Occident vers ailleurs.

Le reste des pays arabes, c’est-à-dire environ une quinzaine, sont laissés à leurs différends, leurs dictatures, leurs défaillances et leurs manque de consistance; le roi l'a redit au sujet du Maghreb, aujourd'hui à Addis Abeba. La seule affaire arabe dont s’occupe et se préoccupe le chef de l’Etat marocain, en l’occurrence la question palestinienne et al-Qods, ne nécessite pas ces incessantes et si ressemblantes rencontres au sommet entre dirigeants arabes, tiraillés, divisés, éclatés. Le roi préfère l’Afrique.

Le monde africain

Avec un début d’action en 2000, à travers l’annulation de la dette des pays africains les moins avancés envers le Maroc, Mohammed VI n’a véritablement endossé sa tunique africaine que depuis 2010/2011. Et le rythme est allé en s’accélérant, avec des tournées de plus en plus fréquentes dans plusieurs pays, des séjours de plus en plus longs dans chacun de ces pays.

Le Maroc met en avant sa maîtrise dans plusieurs domaines : l’agriculture, la construction, la finance (pas l’argent, la finance), l’industrie agroindustrielle (les engrais), les infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires… A chaque fois, le roi est accompagné par sa dream team d’entrepreneurs, de banquiers, de bâtisseurs et de responsables de l’économie verte.

En parallèle, il met à la disposition de l’Afrique ses services de sécurité pour la lutte antiterroriste, son armée pour les opérations de maintien de la paix, sa diplomatie pour les médiations. Il donne ses instructions pour régulariser la situation de dizaines de milliers de migrants subsahariens, et il fait donner ses oulémas et ses imams pour l’ancrage spirituel et la stabilité/sécurité religieuse des pays africains amis et/ou alliés.

Cette action multiforme est d’autant plus efficace qu’elle est accueillie de bonne grâce par les chefs d’Etat africains et, petit à petit, progressivement, le champ d’intervention du Maroc, et de son roi, s’élargit. La coopération passe de la zone d’influence traditionnelle de l’Afrique de l’Ouest, francophone, à l’Afrique centrale, puis orientale et depuis quelques mois, Mohammed VI fait des incursions plus au sud (Rwanda, Madagascar, Tanzanie).

Aujourd’hui, comme il l’a dit lui-même à Addis Abeba, il est rentré chez lui, dans sa maison, retrouver ses chers Africains qui lui ont manqué, bien qu’il soit conscient que la présence du Maroc ne fait pas l’unanimité, comme il l’a dit à ses pairs de l’UA ; mais cela évoluera avec le temps, quand les Présidents hostiles au Maroc auront compris que leur intérêt ne se trouve pas à Alger mais avec Rabat (ce n’est pas avec le pétrole et le gaz qu’on nourrit les gens, a expliqué le roi).

Et tout cela est l’aboutissement de plusieurs d’années d’effort au service d’un continent autrefois ravagé et pillé, aujourd’hui usé et abusé par les autres pays du monde.

Le monde occidental

Bien souvent, ces dernières années, Mohammed VI a évoqué le monde occidental en termes peu amènes… pas les Chinois, pas les Russes, le monde occidental, qui agit avec l’égoïsme qu’on lui connaît, qui colonise d’une nouvelle manière, tyrannise de plusieurs façons et qui fragilise autant qu’il peut.

« L’Afrique n’est plus un continent colonisé », disait-il en février 2014 à Abidjan. Deux ans plus tard, depuis Riyad en avril 2016, il s’en prend aux Occidentaux en ces termes : « Que veulent-ils de nous ? Nous faisons face à des complots visant à porter atteinte à notre sécurité collective. Ceci est clair et n’a pas besoin d’analyse. Ils en veulent à ce qui reste de nos pays, qui ont pu préserver leur sécurité, leur stabilité et la pérennité de leurs régimes politiques ».

Et aujourd’hui 31 janvier, à Addis Abeba, il porte l’estocade : « Depuis plusieurs années, le taux de croissance de certains pays du Nord ne dépasse pas celui de certains pays africains ; la faillite de leurs sondages révèle combien ils ont perdu toute capacité de comprendre les aspirations de leurs peuples ! Et pourtant, ces pays à la situation sociale et économique défaillante, au leadership faiblissant s’arrogent le droit de nous dicter leur modèle de croissance ! ». Les termes sont rudes.

Dans son action, et surtout à travers ses réactions, le roi montre qu’il n’est plus du tout disposé à revenir en arrière, vers cette histoire mouvementée où la relation était verticale, du dominant au dominé. Et non seulement, il n’est pas disposé à se laisser dominer, mais il exhorte ses pairs africains à lui emboîter le pas, trouvant en Kagamé, Ouattara, Condé, Dellassegn, Buhari, des interlocuteurs en communions de vues.

Avec l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, l’inquiétante avancée de Marine Le Pen en France, et la montée des populismes un peu partout dans le monde occidental, il est plus que jamais temps de marquer son territoire et de s’approfondir dans sa région et son continent. Surtout quand ce continent est porteur d’espoirs et d’espérances…

Pendant ce temps-là, le monde politique marocain…

Entre l’hibernation boudeuse de l’un, les exigences des autres, et les tentatives de médiation de quelques-uns, rien de nouveau sous les nuages. Les institutions exécutive et législative sont à l’arrêt, ou presque, et l’indifférence commence à gagner tout le monde, ou presque. Cela est un autre sujet, moins passionnant que ce jour historique à Addis Abeba.

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MessageSujet: LA DREAM TEAM DU ROI MOHAMMED VI   Mar 31 Jan 2017 - 21:15

LA DREAM TEAM DU ROI MOHAMMED VI


PAR LA RÉDACTION JAN


Le retour du Maroc au sein de l’Union Africaine a été un grand moment. Lemonde.fr attribue ce retour à une équipe de choc minutieusement sélectionnée par le roi pour assurer la réintégration du royaume au sein de l’UA.

Le site d’information français précise que Mohammed VI s’est appuyé sur une équipe de 4 personnes, toutes présentes en Ethiopie. Le monde mentionne même la présence d’une cinquième personne absente de la capitale éthiopienne.

Dans la dream team du roi, Le Monde cite Fouad Ali Al-Himma qu’il surnomme le « libero » de la délégation marocaine de Mohammed VI à Addis-Abeba. Selon le journal, AL-Himma dispose d’une grande liberté de mouvement. Il est le plus proche collaborateur du souverain avec qui il a étudié au collège royal.

Ensuite vient Nasser Bourita surnommé « milieu de terrain » par le monde. Bourita est un « homme de dossier » qui s’est beaucoup déplacé en Afrique avec Mohammed VI, notamment pendant que Mezouar présidait la COP 22 qui s’est déroulée à Marrakech en novembre dernier.

Toujours selon Le Monde, la troisième coéquipier est Yassine Mansouri ou encore le « stoppeur » comme il est qualifié par la publication. Depuis 2005, Mansouri est le patron des services du renseignement extérieur du Maroc. Il est également le premier civil à la tête de la Direction Générale des Etudes et de la Documentation (DGED).

Nezha Alaoui M’Hammdi ou « l’attaquante » fait également partie de l’équipe du roi en Ethiopie. Le monde écrit dans son site que « même s’il est difficile de concilier les responsabilités d’ambassadrice en Ethiopie et auprès de l’Union Africaine, qui siège à Addis-Abeba, Nezha Alaoui M’Hammdi devrait dans un premier temps cumuler les deux fonctions, dans une position qui ressemblerait à celle d’un attaquant de pointe au football ».

Le cinquième joueur de cette équipe serait, selon le site, le conseiller du roi, Taïb Fassi-Fihri, secrétaire d’Etat puis ministre des affaires étrangéres de 1993 à 2011.

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MessageSujet: LE COURONNEMENT PAR NAÏM KAMAL JAN 31   Mar 31 Jan 2017 - 21:15

LE COURONNEMENT
PAR NAÏM KAMAL JAN 31


Beaucoup d’émotion et beaucoup de réalisme. Je n’ai pas trouvé mieux, et tant mieux, comme générique pour le discours du Roi Mohammed VI devant le 28èmè sommet de l’Union Africaine. Ce « vous m’avez tous manqué » du souverain lancé à ses pairs africains partait du fond et du cœur et explique l’émotion qui s’est emparée du Roi juste après son discours.

Dlamini Zuma peut avec une sournoiserie haineuse souhaiter, à la fin de son discours d’adieu, la bienvenue au Maroc comme « 55ème » Etat de l’UA, l’ANC du Sud Afrique qu’elle va rejoindre pour l’accompagner dans ses derniers soubresauts, peut regretter le retour du Maroc au sein de sa famille, Alger peut cacher sa joie et s’accrocher à ce qui lui reste d’illusions, rien n’altérera la saveur de ce triomphe royal.

La malice du destin a voulu que la fin du mandat de Zuma comme présidente de la commission de l’Union Africain prévue pour le dernier sommet de l’UA à Kigali, soit reportée pour qu’elle assiste à ce retour, le symbole concentré de son échec dans sa mission.

Addis Abeba ce mardi a été l’aboutissement d’un marathon diplomatique que le Souverain a entamé dès son accession au trône et n’a eu de cesse, depuis, de travailler au rétablissement des liens historiques du Maroc avec sa profondeur africaine.

En portant à bout de bras depuis plusieurs décennies un Etat chimérique pour le placer entre le Maroc et la Mauritanie, Alger courrait derrière un triple objectif, assurer son hégémonie sur la région, s’ouvrir un accès sur l’Atlantique et couper le royaume de sa continuité africaine. Sur tous les tableaux c’est échec et mat.

Ce Roi, d’une génération de dirigeants africains décomplexée, pour reprendre son expression, a pourtant tendu la main à Alger en consacrant un long paragraphe de son discours à l’Union du Maghreb Arabe et à ce que ne devrait pas être sa situation. Alger la saisira-t-elle ? Rien n’est moins sûr.

Mais à chaque jour suffit sa peine. Et sa joie. Contentons-nous donc pour l’instant d’apprécier ce nouveau Couronnement.

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Docteur My Ahmed IDRISSI  
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