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 la santé en Moldavie

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le Druid
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MessageSujet: la santé en Moldavie   Ven 26 Juil 2013 - 14:41



« Dans un hôpital moldave, on opère avec des perceuses »

Le Monde
Le Monde note en effet sur son site Internet qu’« une vidéo tournée dans un hôpital pour enfants à Chișinãu, la capitale du pays, révèle que des outils de bricolage, surtout des perceuses, sont utilisés pour les opérations médicales faute de moyens ». Un chirurgien de l'établissement, Nicolae Curca, interrogé par la chaîne de télévision Euronews, déclare : « Nous utilisons ces perceuses depuis des décennies car nous n’avons jamais pu obtenir le matériel médical que nous espérions ».
Le Monde observe que « depuis la révélation de la vidéo, l'affaire fait des vagues jusqu’au sommet de l’Etat. Le ministre de la Santé, Andreï Usatii, a été prié de diligenter une enquête et a tenté de justifier que, "d'un point de vue médical, si les conditions de stérilisation et de sécurité sont remplies, n’importe quelle perceuse peut être utilisée pour donner un mouvement de rotation au foret qui perce l’os" ».
« Très inquiet de l'image de la Moldavie que pourraient avoir les étrangers après avoir vu cette vidéo, le premier ministre a, quant à lui, ordonné qu'"un inventaire soit fait" et que"tout le matériel nécessaire soit acheté en cas de besoin" », conclut le journal.

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jocelyne
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MessageSujet: Re: la santé en Moldavie   Ven 26 Juil 2013 - 18:49

ils sont fous !!!!!!!!!!!!!!j'espère au moins que les malades sont bien endormis Connerie 
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My Ahmed
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MessageSujet: Re: la santé en Moldavie   Ven 26 Juil 2013 - 19:46

QUESTION DE MOYENS ET D'INSOUCIANCE !

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MessageSujet: Re: la santé en Moldavie   Ven 26 Juil 2013 - 23:21


Même en France, la chirurgie ressemble parfois à de la menuiserie . . .

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MessageSujet: Médecine sur les ondes : un danger pour la santé publique    Sam 27 Juil 2013 - 0:35

Société
Médecine sur les ondes : un danger pour la santé publique ?

COPIE DE LA VIE ECONOMIQUE MAROC PAR DR IDRISSI M A



A la radio, des émissions proposent en direct aux auditeurs des prescriptions à base de plantes. Sans diagnostic du malade, les risques d’éventuelles interactions négatives entre médicaments et plantes augmentent. Un traitement par les plantes sans consultation médicale peut faire perdre du temps au malade et avoir de graves conséquences.

Médecine sur les ondes
Bd. Abdelmoumen, Casablanca. Au bout d’une rue perpendiculaire à cette avenue qui mène vers le quartier de l’Oasis, se trouve une villa qui fait office de cabinet pour un naturopathe pas comme les autres, Jamal Skali, que l’on peut voir sur le web en train de fournir des prescriptions et même en train de se défendre en expliquant sa situation et comment il ne cherche qu’à aider sans aucun objectif lucratif. L’homme se présente comme un expert en plantes médicinales qui a cumulé plusieurs connaissances (en économie, en droit, en administration publique...). Le «docteur» est tout simplement une star. Il est l’animateur d’une émission matinale, du lundi au jeudi de 10h45 à 12h00 diffusée sur une radio privée et qui enregistre un des taux d’audience les plus élevés de toutes les radios. L’émission fait un tabac parce que l’homme prétend «avoir les remèdes» à différentes formes de pathologies en utilisant des solutions naturelles, c’est-à-dire les plantes. Son succès a poussé d’ailleurs d’autres radios privées à créer leur propre émission de médication via les plantes.

Polémique autour d’un concept

Le 15 mai dernier, le ministre de la santé, El Hossein El Ouardi, avait pourtant annoncé avoir déposé une plainte auprès de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) contre ces émissions radios. Le ministre qui est lui-même médecin s’est ainsi ouvertement opposé à ce genre d’émissions, «animées par des personnes se disant spécialisées soit en médecine, en nutrition diététique ou en herboristerie, communiquent à leurs publics des informations sur des traitements de toutes natures, à base de produits végétaux ou minéraux, dont les effets thérapeutiques n’ont jamais été reconnus par les instances scientifiques et médicales à l’échelle internationale ou nationale, et dans plusieurs cas, certains produits ont été déclarés de haute toxicité et peuvent menacer la santé publique dans le pays». Une dizaine de jours plus tard, le Centre antipoison et de pharmacologie du Maroc fait une importante annonce, avec à la clé des chiffres significatifs : 230 cas d’intoxication ont été enregistrés en 2012, dont 12 décès, tous liés à l’utilisation de plantes médicinales conseillées. Les personnes concernées présentaient souvent des complications au niveau du foie et des reins. Naïma Ghanem, spécialiste en pharmacologie, explique à la presse que «ces personnes ont suivi les conseils prodigués dans des émissions à la radio par des personnes se prétendant spécialistes en médecine, en nutrition ou en herboristerie qui proposent des traitements à base de produits végétaux ou minéraux, sans effets thérapeutiques reconnus par les instances scientifiques et médicales».
Jamal Skali, lui, ne va pas rester les bras croisés. Il clamera ici et ailleurs que «l’écrasante majorité des Marocains, surtout dans le milieu rural, n’a aucun accès aux soins. Ils ne peuvent pas se payer le prix d’une consultation». Et d’ajouter : «Si je peux aider en prescrivant des recettes simples, avec des produits sans la moindre toxicité qui peuvent les soulager, j’estime que je rends un service à mes concitoyens qui sont dans le besoin, et que le système de santé tel qu’il est appliqué au Maroc exclut». Il va accuser le lobby des médecins d’être derrière cette cabale et il ira jusqu’à pointer du doigt les laboratoires pharmaceutiques, qui «disposent de véritables médicaments et ne veulent pas les commercialiser afin de maximiser leurs gains». Et de déclarer avoir découvert des potions, inexistantes dans le marché, pour de graves maladies, «expérimentées avec succès des centaines de fois». Il a également formellement nié avoir demandé aux gens d’interrompre leurs traitements médicaux. Tout au contraire même… Pendant les jours qui ont suivi la polémique, la radio où le fameux «docteur» délivre ses prescriptions a émis des rediffusions de ses anciennes émissions. Puis, l’homme est réapparu, au plus grand plaisir de ses auditeurs. Sur les ondes, M. Skali se permet tout, demande qu’on arrête de le déranger, fait de la pub de manière indirecte de son cabinet et de ses irrésistibles remèdes. L’émission a été reconduite pendant le Ramadan dans une version plus courte de 20 minutes.

A lire : Médecine sur les ondes : Questions à Abdellah Farah, Directeur du Laboratoire à l'INPMA
Dans la rue où se trouve son cabinet, M. Skali est une célébrité. Tout le monde le connaît : les gardiens de voitures, les concierges, les épiciers et même les employés de la pharmacie, située à une vingtaine de mètres du cabinet. Début juillet, il annonce avoir pris deux mois de vacances. Pourtant, l’endroit ne désemplit pas. Des personnes viennent spécialement pour consulter, attendent la venue de l’homme, mettent en doute la véracité de la pancarte manuscrite annonçant, pour leur plus grand malheur, les vacances du naturopathe. Un concierge nous confie que l’homme passe toujours en fin d’après-midi et qu’il n’hésite pas à prodiguer des conseils et à délivrer des prescriptions «naturelles» à ceux qui le lui demandent. «Il y a toujours foule près de la villa. Il est très populaire dans le coin», nous souffle le gardien de voitures. Avant de chuchoter : «Il faut aller du côté du bd. des FAR, là où est située la radio. Là, vous aurez plus de chance de le rencontrer».

Mis à part la radio, l’homme est également très présent sur le net. Sur la page Facebook de l’émission «3andi dwak», il fait étalage de tout son savoir. On y retrouve pêle-mêle, des prescriptions pour ceux qui sont à la recherche de performances sexuelles, mais également pour «toutes les maladies du foie», «tout type d’allergie», pour ceux souffrant «d’un microbe dans l’estomac» ainsi que pour les anémiques. Des prescriptions bien sûr toutes à base de plantes.

La naturopathie, un métier à part…

Délivrer des remèdes à base de plantes est un métier qui porte un nom : la naturopathie. Le naturopathe, c’est un spécialiste qui a pour mission de préserver le capital santé moyennant le conseil. Le naturopathe doit maîtriser l’interaction des plantes avec les médicaments. «Il y a des plantes qui potentialisent l’effet du médicament. D’autres, au contraire, peuvent potentialiser les effets secondaires du même médicaments», explique un médecin généraliste, également spécialiste des régimes alimentaires. Ce qui veut dire en clair que le naturopathe doit parfaitement maîtriser le corps humain et les «écarts de santé», selon le jargon de ces spécialités. Il se doit également de connaître les compositions chimiques et les principes actifs des plantes, leurs indications, leurs contre-indications, les effets indésirables et les posologies. Des formations pour devenir naturopathe existent à l’étranger afin de maîtriser tous ces concepts comme la diététique, l’iridologie, la phytothérapie, l’aromathérapie, l’oligothérapie et l’hydrothérapie. Peut-on alors parler de médecine basée sur les plantes ? «La phytothérapie, médecine douce par excellence, propose des remèdes à base de plantes. La nature demeure la principale source d’agents chimio-thérapeutiques. Plus de 50% des agents thérapeutiques et leurs dérivés utilisés en clinique sont d’origine naturelle. De plus, les molécules naturelles ont souvent servi de modèles pour la synthèse de nouvelles molécules. De 1981 à 2006, environ 28% des médicaments enregistrés sont d’origine naturelle, et cela sans prendre en compte les produits biologiques et les vaccins (11%). Au cours des 50 dernières années, les médicaments utilisés en clinique sont pour la plupart d’origine végétale, soit plus de 25% des produits naturels enregistrés», ajoute Abdellah Farah, directeur du Laboratoire à l’Institut national des plantes médicinales et aromatiques.

«Pour devenir spécialiste des plantes médicinales, il faut chercher les principes actifs des plantes, de la racine, de la feuille, de la fleur, de la tige et du fruit. C’est ce qu’on qualifie de recherche phytochimique de la plante», explique Mohamed Mrini, pharmacien et fabriquant de produits d’aromathérapie. Même son de cloche chez Abdellah Farah : «L’intoxication par les plantes représente au Maroc une menace de plus en plus croissante et très difficile à écarter. Pour la plupart des populations, les plantes, parce qu’elles sont naturelles, sont considérées à tort comme non dangereuses et la population y a recours dans des contextes très variés et nombreux». Et d’ajouter : «Le niveau de vie souvent difficile des populations, la culture et la difficulté d’accès aux soins médicaux poussent les populations à utiliser les plantes médicinales pour se soigner. L’usage abusif des plantes et ses dérivés peut constituer une source majeure de toxicité pour des consommateurs. La façon de préparer les recettes à base de plantes aussi».

L’arbre qui cache la forêt

Mais pourquoi au Maroc les gens se tournent-ils de plus en plus vers d’autres types de médecine ? «L’Etat a échoué à garantir au citoyen des soins de santé sécurisé. Ce qui est démontré par les indicateurs essentiels de la santé qui classent le Maroc dans une position peu enviable par rapport à d’autres pays à économie comparable. Le citoyen se trouve ainsi livré à toutes les formes de charlatanisme : traitement par les plantes, par le toucher, par l’eau, médecine traditionnelle… Les autorités sanitaires sont non seulement absentes, mais complices de cette situation. Le plus dangereux, c’est que ces pratiques-là commencent même à s’infiltrer dans le domaine médical», déplore Dr Mohamed Bennani Naceri, S.G du Syndicat des médecins du secteur libéral.

Des pratiques qui ont également investi les ondes de la radio. «Donner une prescription à travers la radio est tout simplement inacceptable. Il faut tout d’abord examiner le patient et seul un médecin est habilité à le faire, pas un herboriste qui ne maîtrise ni les principes actifs, ni les doses, ni la composition chimique des plantes, encore moins la toxicité», s’indigne M. Mrini. Ce qui est clair, c’est que personne, pas même un médecin, n’a le droit d’émettre un diagnostic ou proposer un traitement via la radio. «Les radios diffusent des émissions dangereuses pour la santé du citoyen. Comment oser prescrire des plantes à des malades de diabète, d’hypertension, de tuberculose ou de cancer ? On fait ainsi perdre des chances à des malades à un diagnostic précoce, synonyme d’un traitement moins douloureux et moins coûteux quand il s’agit de maladies dangereuses. Il faut arrêter le mal», fustige Dr Bennani.

Si l’affaire des émissions radiophoniques dédiées aux prescriptions médicales à base de plantes a levé le voile sur une forme d’«usage illégale de la médecine», ce n’est certainement là que la partie visible de l’iceberg. «Dwa laârab» (le remède des Arabes), comme on qualifie au Maroc les plantes médicinales, est une pratique qui échappe à tout contrôle. Les plantes médicinales, on les trouve partout. Bien évidemment chez les fameux «attaras» (herboristes), des lieux qui ne sont pas contrôlés et où la qualité des plantes est loin d’être garantie. Là, on peut trouver des plantes à des fins thérapeutiques comme pour d’autres usages comme la sorcellerie. «Mes plantes soignent toutes les maladies, sauf la mort bien sûr !», lance cet herboriste du quartier populaire de Derb Soltane. Dans cet univers, on évoque la médecine du Prophète, niya (la foi), la baraka divine. La légitimation religieuse de cette «médecine populaire» prend aussi la forme d’une barbe fournie, d’une gandoura pour ces milliers de marchands ambulants qui s’improvisent herboristes, à côté des mosquées ou dans les marchés populaires. Un problème de santé publique que les autorités ne semblent pas encore prendre au sérieux…

Hicham Houdaïfa. La Vie éco
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2013-07-25

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