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 COMPENDIUM EN HOMMAGES A LA MÉMOIRE DE JEAN-PIERRE KOFFEL

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My Ahmed
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MessageSujet: COMPENDIUM EN HOMMAGES A LA MÉMOIRE DE JEAN-PIERRE KOFFEL   Mer 3 Nov 2010 - 1:04

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Koffel

Décès à Kénitra du poète et romancier Jean-Pierre Koffel

LIENS SPONSORISÉS

Jean-Pierre Koffel, né à Casablanca en 1932, est agrégé de lettres classiques. Il a fait ses études primaires et secondaires au Maroc.

Il était très attaché au Maroc où il a enseigné le français dans divers établissements du Royaume et collabora avec plusieurs journaux marocains, notamment "Al Bayane" où il publia, en 1993 "L'argent facile", une nouvelle qui relate la vie d'un gamin de Tanger.
Jean-Pierre Koffel dirigea aussi plusieurs associations littéraires et poétiques au Maroc et publia plusieurs ouvrages.
Parmi ses oeuvres "Nous l'appellerons Mehdi", Le Fennec, 1994, Prix Atlas 1995, "Des pruneaux dans le tagine", Le Fennec, 1995, "Pas de visa pour le paradis d'Allah", Le Fennec, 1997, "L'inspecteur Kamal fait chou blanc", Le Fennec, 1998, et "Anthologie de la poésie de langue française au Maroc", 2005.
Il publia aussi "La cavale assassinée", Traces du présent, 1998, "Rapt à Ineziane", Le Fennec, 2000, "C'est ça que Dieu nous a donné", Marsam, 2003, "Ptolémée de Maurétanie, le dernier Pharaon", 2005 et "Dalal mon amour", Marsam, 2007.
02/11/2010 20:55.
(MAP) Maghreb Arabe Presse



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«Dalal mon amour» de Jean-Pierre Koffel

Une belle saison pour mourir
Abdelaziz Mouride

Le matin : 23 - 05 - 2008

Ne vous avisez pas de vouloir laisser votre nom à la postérité en écrivant des livres, vous risqueriez d'y laisser votre peau avant même de goûter au plaisir de bomber le torse de fierté en admirant votre portrait sur la quatrième de couverture. Vous prenez le conseil pour une plaisanterie de mauvais goût ? A vous de voir, mais vous seriez bien naïf de croire ce que vous dites alors que les cadavres de postulants à la gloire par la plume jonchent les rues de Nice et de Grenoble et que l'affaire prend des proportions telles qu'on a soupçonné un moment qu'il s'agissait de règlement de compte à caractère éminemment politique.
Des preuves ? Ce livre intitulé banalement (pour les besoins de la cause sûrement) : «Dalal mon amour» et signé par un fin limier qui n'en est pas à son premier essai en matière d'investigation sur des affaires aussi scabreuses que le terrorisme international, le rapt et autres sombres affaires plus ou moins crapuleuses. J'ai nommé, bien sûr, notre spécialiste maison roman policier (en chef) Jean-Pierre Koffel .
Ne lui doit-on pas déjà, depuis 1994, une bonne dizaine d'ouvrages où le plaisir du bon mot le dispute à celui de la surprise et du voyage.
«Nous l'appellerons Mehdi »c'est son premier, suivi d'autres tels : «Des Pruneaux dans le tagine» ; «Pas de visa pour le paradis d'Allah» ; «L'Inspecteur Kamal fait chou blanc» ; «Rapt à Inezlane» et bien d'autres. Né à Casablanca en 1932, agrégé de Lettres classiques, J-P. Koffel est un retraité de l'enseignement où il a exercé en tant que professeur de français au lycée Moulay Abdellah notamment, et ailleurs. Il vit actuellement à Kenitra.
Alors ces cadavres de postulants à la vie éternelle dans les rues de Nice et de Grenoble ? Ah, Oui, justement ! C'est le sujet de «Dalal mon amour», le dernier thriller donc de Koffel. Ne vous méprenez pas, à part ce titre un tantinet «Nous deux», il n'y a pas un seul mot d'amour durant tout le trajet qui fait quand même quelques 184 pages. Pas tendre la vie dans le milieu éditorial comme on pourrait se l'imaginer, eh, oui, le milieu, comme tous les milieux du business, carbure au fric et à la notoriété.
Il faut faire du chiffre, beaucoup de chiffre pour faire du fric, et pour ce faire, tous les moyens sont bons, y compris l'assassinat. L'assassinat ?! Oui, l'assassinat, le meurtre si vous voulez, vous avez bien entendu! Pas n'importe lequel, mais celui des écrivains, surtout si leurs livres font déjà recette. Car voyez vous, pour un écrivain mort, pas de vieillesse ni une longue maladie, non, surtout pas, mais une belle mort, dans des conditions obscures, scabreuses, une mort violente mais énigmatique, celle dont raffole la presse people et dont elle fait son chou gras pendant des mois, voire des années, voilà un écrivain qui mérite bien son nom, un écrivain qui fait parler de lui, qui crée l'événement à son corps défendant, en étant lui-même l'événement.
C'est celui dont raffolent les éditeurs par excellence. Et la belle Dalal dans tout ça? Eh, oui, elle est belle la Dalal, un canon hors normes, nous dira Mekki Mollato, le narrateur attitré, Pour sûr qu'elle est belle, mais pas seulement. Il faut parfois se méfier des anges surtout quand il y a un flingue au ceinturon, nous apprendra le même Mekki, ou mikki pour les intimes, narrateur, mais également écrivain (donc , avec un peu de chance, candidat à la gloire posthume) et musicien compositeur et bien d'autres choses encore. Nous sommes en France mais le Maroc n'est pas très loin. Il y a du beau monde dans la galerie, un auteur d'un livre qui fait scandale, une roumaine en rupture de banc avec l'ancien régime, un serbe, des auteurs de livres porno, et tout autour, un éditeur, un colonel des Services secrets mis à l'index dans le brûlot en question et qui vient régler des comptes, sa maîtresse, épouse de l'auteur du brûlot, notre Mekki et son ami Archie.
Et bien sûr la belle Dalal. Enfin une ménagerie du tonnerre. Tout ce beau monde est embarqué dans une caravane. Du livre s'entend. Je vous dis pas. Ça remue de partout. Un vrai jeu du chat et de la souris. Ce n'est pas le meilleur de ce qu'a écrit Koffel, mais c'est comestible.

----------------------------------------------
Vivre et laisser mourir

Soit le fringant et galant colonel Bribech, des Services secrets.
Soit le charmant M. Basket, auteur d'un brûlot, d'un best, sur certains dessous pas très jolis, jolis. Soit M. Malaria, un éditeur qui prend le mors aux dents et le taureau par les cornes.
Et la terrible, la fougueuse, l'intraitable Dalal qui veut venger l'honneur et la mémoire de son papa chéri et vous envoie vos quatre vérités à la figure.
Et des accidents stupides. Avec en toile de fond Nice, la Baie des Anges, les Alpilles en flammes, le Mercantour et ses torrents en crue. Un été meurtrier et tout plein de petits comparses sympathiques qui vous iront droit au cœur.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.


Ptolémée de Maurétanie

Le dernier pharaon

texte : Josiane Lahlou et Jean-Pierre Koffel.
2006 • 26 x 32 •272 pages • 115 quadrichromies • couverture cartonnée, dos en toile de chanvre
Histoire romancée de Ptolémée, fils de Juba II, un roi berbère qui était aussi grec, égyptien, et romain. Son règne fut marqué par la volonté de s’affranchir de Rome. Son assassinat, commandité par Caligula, accentua l’autorité de Rome sur l’Afrique du Nord. Une iconographie somptueuse propose des œuvres d’art des civilisations de la Méditerranée, des Phéniciens aux Grecs, et de l’Empire égyptien à l’Empire romain.
75 € • ISBN 978-9954-494-00-4



Polar

«Dalal mon amour» de Jean-Pierre Koffel
Une belle saison pour mourir
Publié le : 23.05.2008

Ne vous avisez pas de vouloir laisser votre nom à la postérité en écrivant des livres, vous risqueriez d'y laisser votre peau avant même de goûter au plaisir de bomber le torse de fierté en admirant votre portrait sur la quatrième de couverture.

Vous prenez le conseil pour une plaisanterie de mauvais goût ? A vous de voir, mais vous seriez bien naïf de croire ce que vous dites alors que les cadavres de postulants à la gloire par la plume jonchent les rues de Nice et de Grenoble et que l'affaire prend des proportions telles qu'on a soupçonné un moment qu'il s'agissait de règlement de compte à caractère éminemment politique.

Des preuves ? Ce livre intitulé banalement (pour les besoins de la cause sûrement) : «Dalal mon amour» et signé par un fin limier qui n'en est pas à son premier essai en matière d'investigation sur des affaires aussi scabreuses que le terrorisme international, le rapt et autres sombres affaires plus ou moins crapuleuses. J'ai nommé, bien sûr, notre spécialiste maison roman policier (en chef) Jean-Pierre Koffel .

Ne lui doit-on pas déjà, depuis 1994, une bonne dizaine d'ouvrages où le plaisir du bon mot le dispute à celui de la surprise et du voyage.
«Nous l'appellerons Mehdi »c'est son premier, suivi d'autres tels : «Des Pruneaux dans le tagine» ; «Pas de visa pour le paradis d'Allah» ; «L'Inspecteur Kamal fait chou blanc» ; «Rapt à Inezlane» et bien d'autres. Né à Casablanca en 1932, agrégé de Lettres classiques, J-P. Koffel est un retraité de l'enseignement où il a exercé en tant que professeur de français au lycée Moulay Abdellah notamment, et ailleurs. Il vit actuellement à Kenitra.

Alors ces cadavres de postulants à la vie éternelle dans les rues de Nice et de Grenoble ? Ah, Oui, justement ! C'est le sujet de «Dalal mon amour», le dernier thriller donc de Koffel. Ne vous méprenez pas, à part ce titre un tantinet «Nous deux», il n'y a pas un seul mot d'amour durant tout le trajet qui fait quand même quelques 184 pages. Pas tendre la vie dans le milieu éditorial comme on pourrait se l'imaginer, eh, oui, le milieu, comme tous les milieux du business, carbure au fric et à la notoriété.

Il faut faire du chiffre, beaucoup de chiffre pour faire du fric, et pour ce faire, tous les moyens sont bons, y compris l'assassinat. L'assassinat ?! Oui, l'assassinat, le meurtre si vous voulez, vous avez bien entendu! Pas n'importe lequel, mais celui des écrivains, surtout si leurs livres font déjà recette. Car voyez vous, pour un écrivain mort, pas de vieillesse ni une longue maladie, non, surtout pas, mais une belle mort, dans des conditions obscures, scabreuses, une mort violente mais énigmatique, celle dont raffole la presse people et dont elle fait son chou gras pendant des mois, voire des années, voilà un écrivain qui mérite bien son nom, un écrivain qui fait parler de lui, qui crée l'événement à son corps défendant, en étant lui-même l'événement.

C'est celui dont raffolent les éditeurs par excellence. Et la belle Dalal dans tout ça? Eh, oui, elle est belle la Dalal, un canon hors normes, nous dira Mekki Mollato, le narrateur attitré, Pour sûr qu'elle est belle, mais pas seulement. Il faut parfois se méfier des anges surtout quand il y a un flingue au ceinturon, nous apprendra le même Mekki, ou mikki pour les intimes, narrateur, mais également écrivain (donc , avec un peu de chance, candidat à la gloire posthume) et musicien compositeur et bien d'autres choses encore. Nous sommes en France mais le Maroc n'est pas très loin. Il y a du beau monde dans la galerie, un auteur d'un livre qui fait scandale, une roumaine en rupture de banc avec l'ancien régime, un serbe, des auteurs de livres porno, et tout autour, un éditeur, un colonel des Services secrets mis à l'index dans le brûlot en question et qui vient régler des comptes, sa maîtresse, épouse de l'auteur du brûlot, notre Mekki et son ami Archie.

Et bien sûr la belle Dalal. Enfin une ménagerie du tonnerre. Tout ce beau monde est embarqué dans une caravane. Du livre s'entend. Je vous dis pas. Ça remue de partout. Un vrai jeu du chat et de la souris. Ce n'est pas le meilleur de ce qu'a écrit Koffel, mais c'est comestible.

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Vivre et laisser mourir
Soit le fringant et galant colonel Bribech, des Services secrets.
Soit le charmant M. Basket, auteur d'un brûlot, d'un best, sur certains dessous pas très jolis, jolis. Soit M. Malaria, un éditeur qui prend le mors aux dents et le taureau par les cornes.

Et la terrible, la fougueuse, l'intraitable Dalal qui veut venger l'honneur et la mémoire de son papa chéri et vous envoie vos quatre vérités à la figure.
Et des accidents stupides. Avec en toile de fond Nice, la Baie des Anges, les Alpilles en flammes, le Mercantour et ses torrents en crue. Un été meurtrier et tout plein de petits comparses sympathiques qui vous iront droit au cœur.

Par Abdelaziz Mouride | LE MATIN



Décès à Kénitra du poète et romancier Jean-Pierre Koffel

Le poète et romancier français Jean-Pierre Koffel. /DR
Le poète et romancier Jean-Pierre Koffel est décédé mardi à Kénitra à l’âge de 78 des suites d’une longue maladie.
Jean-Pierre Koffel, né à Casablanca en 1932, est agrégé de lettres classiques. Il a fait ses études primaires et secondaires au Maroc.

Il était très attaché au Maroc où il a enseigné le français dans divers établissements et collabora avec plusieurs journaux marocains, notamment "Al Bayane" où il publia, en 1993 « l’argent facile », une nouvelle qui relate la vie d’un gamin de Tanger.

Jean-Pierre Koffel dirigea aussi plusieurs associations littéraires et poétiques au Maroc et publia plusieurs ouvrages.
Parmi ses oeuvres « Nous l'appellerons Mehdi », Le Fennec, 1994, Prix Atlas 1995, « Des pruneaux dans le tagine », Le Fennec, 1995, « Pas de visa pour le paradis d'Allah», Le Fennec, 1997, « L'inspecteur Kamal fait chou blanc », Le Fennec, 1998, et « Anthologie de la poésie de langue française au Maroc », 2005.
Il publia aussi «La cavale assassinée », Traces du présent, 1998, « Rapt à Ineziane », Le Fennec, 2000, « C'est ça que Dieu nous a donné », Marsam, 2003, « Ptolémée de Maurétanie, le dernier Pharaon, 2005 » et Dalal mon amour, Marsam, 2007.

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Dernière mise à jour : 02.11.2010 à 22:03

http://www.aufaitmaroc.com/picture/342292



Décès à Kénitra du poète et romancier Jean-Pierre Koffel
Kénitra- Le poète et romancier français Jean-Pierre Koffel est décédé mardi à Kénitra à l'âge de 78 des suites d'une longue maladie.
Jean-Pierre Koffel, né à Casablanca en 1932, est agrégé de lettres classiques. Il a fait ses études primaires et secondaires au Maroc.
Il était très attaché au Maroc où il a enseigné le français dans divers établissements du Royaume et collabora avec plusieurs journaux marocains, notamment "Al Bayane" où il publia, en 1993 "L'argent facile", une nouvelle qui relate la vie d'un gamin de Tanger.
Jean-Pierre Koffel dirigea aussi plusieurs associations littéraires et poétiques au Maroc et publia plusieurs ouvrages.
Parmi ses oeuvres "Nous l'appellerons Mehdi", Le Fennec, 1994, Prix Atlas 1995, "Des pruneaux dans le tagine", Le Fennec, 1995, "Pas de visa pour le paradis d'Allah", Le Fennec, 1997, "L'inspecteur Kamal fait chou blanc", Le Fennec, 1998, et "Anthologie de la poésie de langue française au Maroc", 2005.
Il publia aussi "La cavale assassinée", Traces du présent, 1998, "Rapt à Ineziane", Le Fennec, 2000, "C'est ça que Dieu nous a donné", Marsam, 2003, "Ptolémée de Maurétanie, le dernier Pharaon", 2005 et "Dalal mon amour", Marsam, 2007.



Jean-Pierre Koffel, né à Casablanca en 1932, est un poète français vivant au Maroc.
Biographie [modifier]
Agrégé de lettres classiques. Prix du Maroc de Poésie en 1947. Jean-Pierre Koffel dirige plusieurs associations littéraires et poétiques au Maroc et collabore à plusieurs journaux et hebdomadaires. Directeur de la collection Côté Maroc aux éditions Marsam.

Œuvre

Nous l'appellerons Mehdi, Le Fennec, 1994, Prix Atlas 1995
Des pruneaux dans le tagine, Le Fennec, 1995
Pas de visa pour le paradis d'Allah, Le Fennec, 1997
L'inspecteur Kamal fait chou blanc, Le Fennec, 1998
La cavale assassinée, Traces du présent, 1998
Rapt à Ineziane, Le Fennec, 2000
C'est ça que Dieu nous a donné, Marsam, 2003
Ptolémée de Maurétanie, le dernier Pharaon, 2005
Anthologie de la poésie de langue française au Maroc, 2005
Dalal mon amour, Marsam, 2007



Jeudi 4 Novembre 2010







Terrorisme. La Hollande traumatisée

Témoignage. "Mes illustres élèves"
Débat. "Politique et religion sont-elles compatibles ?"

Rencontre. Driss Chraïbi prend position

Enquête. Sorcellerie !

Arts plastiques. Cherkaoui, Gharbaoui, destins tragiques

Lectorat de TelQuel.



Propos recueillis par Habib El Amrani
Témoignage. "Mes illustres élèves"
Driss Basri à 15 ans (cercle rouge),
au collège musulman de Settat.
Parmi ses camarades de classe,
Ahmed Moutiî (cercle blanc), Wali
de Casablanca dans les années 80. Debout (croix), Jean-Pierre Koffel (DR)
Jean-Pierre Koffel a vécu au Maroc, en témoin curieux et passionné, une bonne partie du siècle dernier. Il a enseigné le français durant une vingtaine d'années dans divers établissements du royaume, avant de devenir écrivain. Voici, tracé par lui, le portrait de certains de ses élèves, les plus connus.


Driss Basri, Le regard du futur vizir



C'est à Settat que j'ai commencé ma carrière d'enseignant de français, le 1er octobre 1954. On m'avait donné, entre autres,

une classe de 5ème (dénommée plus tard 2ème AS) et Driss Basri était dedans. Je l'ai eu l'année suivante en 4ème, puis en 3ème. Il m'a laissé un souvenir marquant. Sa première qualité, c'était la discipline. On lui demandait de faire un devoir, d'apprendre une leçon pour le lundi, la mission était accomplie, immanquablement. Il obéissait à toutes les consignes. C'était, somme toute, un élève agréable, pas bavard, ni bagarreur, ni ingérant. Il avait un regard plein de douceur, toujours intéressé. C'était un enfant qui n'avait pas encore mué, mais il avait un regard d'homme. Il était d'un milieu très pauvre et n'était pas chaudement vêtu l'hiver. Ses pieds étaient mal chaussés et pour la nourriture, ça ne devait pas être Byzance tous les jours. Il n'était pas maigrichon, non, mais il avait le teint un peu jaune. Il n'a pas eu une enfance gâtée. C'est pourquoi il était si heureux en classe et ne cherchait noise à personne. Il était bien vu de ses camarades. Il était modeste et réservé, ne cherchait jamais à se mettre en avant, mais était toujours prêt à rendre service, quand il le fallait. Je ne l'ai jamais vu se chamailler avec quiconque, ni chercher querelle à qui que ce soit.

Driss Basri était un très bon camarade. Il a d'ailleurs gardé des liens d'amitié avec tous ses condisciples. Plusieurs sont devenus des gouverneurs, comme Ahmed Moteâ, El Mehdi Mottaquillah et Assad Mohamed, décédé depuis. Seul importait pour les élèves de passer dans la classe supérieure et de décrocher le BEPC et le CESM (Certificat d'études secondaires musulmanes). Mes six meilleurs élèves, dont Driss Basri, ont tous eu 20 sur 20 en dictée et questions au BEPC, passé au lycée Lyautey à Casablanca (actuellement lycée Mohammed V).
Pendant les trois années où j'avais eu en classe Basri et ses camarades, je leur avais fait faire du théâtre. Basri a joué du Molière. Il a chanté dans ma chorale et s'en souvient encore aujourd'hui; il est toujours capable de chanter les morceaux qu'il avait alors appris. Dans ma chorale, j'avais besoin de sopranos, des enfants qui n'avaient pas encore mué et qui pouvaient monter haut dans les aigus : Driss Basri en était un des rares.
Un fait très marquant eut lieu en 1957, juste avant le BEPC. C'était durant le mois de juin, au début du ramadan. Pour une raison inconnue, il n'y avait qu'une quinzaine d'élèves sur 35, ce jour-là. Les fenêtres de la classe donnaient toutes sur la rue. Nous avons soudain entendu des hurlements et tous les élèves présents se sont précipités aux fenêtres pour voir ce qui se passait. Un malheureux qui avait été surpris à manger était en train de se faire lapider à mort par la foule en furie, comme cela s'est d'ailleurs encore passé lors du dernier ramadan à Settat même. Pour moi, c'était une chose horrible, qui se passait à quelques mètres à peine de distance. Quelques uns des élèves excitaient même la foule. Un seul d'entre eux n'avait pas bougé de sa place, recevant comme moi les informations par le biais de tous les autres, spectateurs directs. C'était Driss Basri. Je lui ai jeté un regard désespéré, qui voulait dire qu'il fallait faire quelque chose pour sauver ce malheureux. Par la force de son regard, sans dire mot, il m'a fait comprendre qu'on n'y pouvait rien. S'il y a quelque chose que j'aimais bien, chez lui, c'était son regard.

Ahmed Moteâ. Andromaque, le futur gouverneur

J'ai eu Ahmed Moteâ aussi comme élève, dans les mêmes classes que Basri. Il s'appelait Belhaj, à l'époque. Ce n'est qu'après, au moment de la généralisation du livret d'état civil, qu'on lui a fait changer de nom, ainsi qu'à une bonne partie de la population. C'était un garçon très grand, très maigre, avec de longues mains et de longs poignets, toujours les yeux baissés. Quand j'ai étudié avec mes élèves de 3ème ce chef-d'œuvre qu'est Andromaque, je n'aurais pas pu trouver mieux que lui pour jouer le rôle-titre. Il avait la gravité et la force intérieure du personnage. Le revoyant en mémoire à cette époque, je revois Andromaque. C'était un élève assez renfermé et silencieux, mais qui vivait avec intensité en lui.

David Dadoun. De Yeshiva au Bureau de liaison

En 1958, sous la présidence de De Gaulle, j'avais été radié des cadres de l'enseignement par le ministère français de tutelle, pour avoir signé et fait signer la motion des 481, un appel en faveur de la négociation avec le FLN en vue de l'accession de l'Algérie à l'indépendance. J'en étais réduit à la quote-part de mon salaire versée par l'État marocain. Cette situation a d'ailleurs perduré pendant neuf ans. Pour arrondir mes fins de mois, je faisais des vacations dans un lycée "yeshiva", un établissement scolaire juif marocain situé rue Galilée, dans le quartier Gautier. Cela me convenait parfaitement, car c'était des classes pas trop chargées et dont le niveau était élevé. David Dadoun a été mon élève en classe de première partie du baccalauréat. Il avait une aptitude singulière à raisonner, à décortiquer le fait littéraire, avec une très grande capacité d'accumulation de connaissances et de mémorisation. C'était ma référence. Je le lui ai d'ailleurs dit quand je l'ai retrouvé, bien plus tard, dans les années 90, alors qu'il était revenu au Maroc dans un rôle de "quasi-ambassadeur", en tant que responsable du bureau de liaison israélien à Rabat. Il m'a lui-même beaucoup touché quand il s'est proposé de traduire en hébreu mon roman Des pruneaux dans le tajine. Je me souviens d'une fête nationale israélienne donnée dans les locaux de la représentation, où j'ai retrouvé diverses personnalités marocaines, dont, entre autres, Chaïbia et Tayeb Saddiki, invités par David Dadoun et qui avaient eu le culot de venir. C'était une rencontre extrêmement agréable autour d'un homme qui avait su regrouper autour de lui des personnes dont il estimait la fréquentation bénéfique pour son pays. C'était l'époque où la diplomatie israélienne caressait l'espoir d'organiser un voyage royal à Tel Aviv.

Driss Jettou. Déjà discret, le futur premier ministre

À la même époque, j'ai eu également comme élève Driss Jettou, au lycée Moulay Abdallah, qui restait mon lieu de travail principal. C'était un privilège alors que d'être scolarisé dans un lycée. Il n'y en avait que trois à Casablanca: le lycée Moulay Abdallah, le lycée Al Khawarizmi et le lycée Moulay Hassan. Ce n'est qu'après qu'il y a eu une floraison de lycées, en même temps d'ailleurs qu'une baisse générale du niveau, des professeurs d'abord et des élèves ensuite, sans compter les problèmes causés par le surnombre.
Bref, au moment de la signature de la motion des 481 qui me valut une radiation des cadres par la France, les élèves du lycée Moulay Abdallah avaient rédigé leur propre motion, en arabe, pour me marquer leur solidarité ; et je crois bien que Driss Jettou était parmi les signataires.
Il était interne, en provenance d'El Jadida. C'était un bon élève, ayant opté pour une section scientifique. Il avait de bons résultats, aussi bien dans les disciplines scientifiques que littéraires. Malheureusement, la part du français était réduite, dans ces sections-là, à quatre heures par semaine et l'épreuve écrite du bac se bornait à un résumé de texte.
C'était un garçon taciturne et qui ne frayait guère avec ses camarades. Je vois encore Jettou se dirigeant à chaque fois par la gauche, marchant lentement, de sa démarche extrêmement souple, la tête penchée en avant, alors que tous les autres prenaient par la droite, vers le fond de la cour qui menait à l'internat. Ce garçon avait visiblement une vie intérieure intense et ne tenait pas trop à se faire remarquer ni à se mêler aux autres. Je ne l'ai jamais entendu crier ni avoir un geste violent ou vulgaire. C'était vraiment quelqu'un qui, comme on dit en arabe dialectal, "entrait dans le souk de sa tête". Je garde, vivace, le souvenir de sa démarche, celle de quelqu'un qui marchait en pensant. Il ne se précipitait jamais et prenait son temps dans tout ce qu'il faisait, même pour parler. D'ailleurs, il n'aimait pas trop parler. Ce n'était pas quelqu'un qui aurait voulu spontanément prendre la parole, mais qui demandait à réfléchir, avant de s'exprimer sur quoi que ce soit. C'était pour cela que l'écrit était un exercice qui convenait mieux à sa nature. Il m'impressionnait par son calme et sa concentration. C'est à peu près tout ce que je puis dire le concernant... Une chose encore, cependant. Il avait une carrure athlétique. J'ai été très surpris, quand je l'ai revu, de voir ce qu'il était devenu, sur le plan physique en tant qu'homme mûr. J'avais gardé, personnellement, le souvenir d'un adolescent élancé.

Bachir Mustapha Sayed. Les germes de la dissidence

D'octobre 1970 à fin juin 1973, j'ai été en poste à Agadir. Ce furent mes trois dernières années en tant qu'enseignant, avant que je ne devienne inspecteur de l'Enseignement. Dans une de mes classes, durant l'année scolaire1971/72, une seconde (5ème année secondaire dans le système marocain), il y avait Bachir Roukaïbi, plus connu à présent sous le nom de Bachir Mustapha Sayed, frère d'El Ouali et n° 2 du Polisario.
Il n'était pas soussi. Il était originaire de Villa Cisneros (Dakhla). Il avait fait ses études, jusque-là en espagnol. Il était grand de taille, très osseux, avec un nez fort, assez dominateur. Il avait une belle prestance. Il s'exprimait avec un fort accent espagnol, qu'il n'a pas cherché à perdre. Il possédait par contre un vocabulaire très riche, à forte connotation hispanisante, ce qui donnait parfois des résultats assez savoureux. Il a très vite assimilé toutes les subtilités de la langue française. C'était quelqu'un qui s'épanouissait parfaitement dans le bloc de la classe et qui était là, bien présent. Il avait beaucoup lu; Sartre, Malraux, Camus, des poètes et des écrivains espagnols à tendance révolutionnaire que je ne connaissais pas. Il n'était pas modeste en revanche, et semblait assez satisfait de ce qu'il était. Il a déclaré un jour en classe, à mon intention : "Je suis un élément petit m de l'ensemble grand M". Comme je ne comprenais pas le sens de cette phrase, je lui ai demandé de m'éclairer ; il m'a répondu : "C'est pourtant simple. Petit m = marocain, grand M = Maroc". Voilà donc l'équation chère à Monsieur Bachir Roukaïbi, futur Bachir Mustapha Sayed et numéro 2 du Polisario.

Souvent, pour donner une explication quelconque à mes élèves, sur un point qui pouvait leur sembler obscur, je m'adressais à lui, lui demandant de répondre à ma place. Un jour, il m'a lancé cette remarque, à la limite de l'insolence : "Je ne suis pas ici pour déboucher des oreilles hermétiquement closes". J’ai admiré le choix des mots, le phrasé, mais je n’ai pas apprécié l’intention. Ce fut l'année des grèves, attisées de façon néfaste par le journal L'Opinion, organe du parti l'istiqlal. Dans les lycées à travers le Maroc, on entendait des slogans du genre : "1, 2, 3, pas de roi, 4, 5, 6, plus de police!". En tant qu’enseignant, j’avais envie de continuer à communiquer des connaissances à mes élèves. Ce jour-là, ils étaient donc revenus, après plusieurs semaines d’absence. C’était au mois de mai et il y avait un énorme retard à rattraper. Roukaïbi était là, élève dominant, qui préférait régner à partir du fond de la classe. Son objectif était très clair : faire sortir les élèves du cours. Son discours était qu’on avait repris les classes à cause de la menace et du chantage des autorités. On devait reprendre la grève. On n’avait pas obtenu satisfaction. Les camarades arrêtés n’avaient pas été relâchés. La consigne, qu’il avait transmise à ses camarades était de ne pas piper mot. A la fin du cours, tous les élèves sortirent, sauf Roukaïbi, qui se dirigea vers mon bureau et me dit, la tête un peu basse : "Monsieur, je m’excuse, mais je milite et je lutte pour ce que je crois". Je lui ai répondu que moi aussi, et il m’a dit : "Je sais, bravo". Je ne lui ai pas retourné son bravo. Puis il est sorti. C'est la dernière fois que je l'ai vu. Cette année-là fut une année blanche.

L’année suivante, je préparais mon concours d’inspecteur de l’Enseignement. Je n’ai donc assuré qu’un demi-service et je ne l’ai pas eu comme élève. L’année d’après, j’étais basé à Rabat et j’ai appris, au cours du printemps 1974, que les sept internes sahraouis d’Agadir, dont Bachir Roukaïbi et un certain Maa El Aïnine, ne s’étaient pas présentés aux classes du matin. On ne les a plus jamais revus. Pour leurs camarades du lycée, c’était clair, ils avaient été arrêtés. Du coup, décision de grève, pour le lendemain et manifestations, aux cris de : "Rendez-nous nos camarades !". La police, alertée, arriva, commissaire en tête. Ce dernier fit réunir les élèves et leur dit cette phrase sublime : "Cette fois, je vous jure que c’est pas nous".



http://www.lefennec.com/auteur.asp?cid=39


Accueil / Auteurs / K / Jean-Pierre Koffel
Publication(s) :
Rapt à Inezlane
L’inspecteur Kamal fait chou blanc
Pas de visa pour le paradis d’Allah
Des Pruneaux dans le tagine
Nous l’appellerons Mehdi

Bio :
Jean-Pierre KOFFEL, animateur du Collectif des Poètes de Kénitra, Secrétaire général des APLC puis des APLM. Concepteur et réalisateur d’Agora, recueil des APLM.








«Argaz Izgan» ou «L’homme immobile» - Le nouveau Jean-Pierre Koffel Para texte de l’ouvrage







«Argaz Izgane» en amazigh, écrit en alphabet tifinagh, ou «L’homme Immobile» en français, est le titre du dernier ouvrage de Jean-Pierre Koffel, préfacé par El Mostafa Bouignane, paru le premier semestre de 2008 aux éditions Aïni Bennaï. C’est un livre où le lecteur découvre un autre Jean-Pierre Koffel, un romancier différent de celui que nous connaissons, autre que celui de «L’inspecteur Kamal fait chouchou blanc» ou de «Pas de visa pour le paradis d’Allah» ou de «C’est ça que Dieu nous a donné»… Bref, il est, comme l’a bien dit, Bouignane dans sa préface «différent de l’auteur de polars bien





«Rapt à Inezlane» de Jean-Pierre Koffel


Abdelaziz Mouride

Le matin : 06 - 02 - 2002
«Rapt à Inezlane». c'est sous ce titre que Jean-Pierre Koffel, a signé son nouveau roman, le cinquième de la collection noire édité par Le Fennec. On se souvient des quatre premiers, tous écrits sur le tard, à partir de 1994, après une retraite bien mér «Rapt à Inezlane» , s'il n'a pas failli au rythme, marque néanmoins une différence par son genre et sa thématique. Si «Collection noire» s'applique généralement au roman policier, «Rapt à Inezlane» n'a rien de noir, contrairement aux quatre premiers. Il y a bien un mystère autour de la disparition d'un bébé, mais il ne s'agit ici ni d'enquête policière, ni de course poursuite d'un inspecteur fin limier, et encore moins de cadavres.
Au contraire, nous avons affaire ici à un roman haut en couleurs. nous baignons constamment dans l'univers de la peinture et de la musique comme toile de fond. Entre deux sonates de Charles Ives, ou de Boccherini, deux coups de pinceau de la part de Benjamin Colle-Pottier, dit Serguei, personnage principal du récit, nous assistons au déroulement par petites doses d'une intrigue autour d'un petit bébé qui finit par mettre en branle la vie paisible et monotone de vieux Serguéi.

Les écheveaux d'une réalité sociale

Tout allait bien pourtant pour lui. Peintre d'origine belge de renommée mondiale, vivant à Inezlane (ne cherchez pas sur une carte, c'est une invention de l'auteur) en retrait du brouhaha du monde, en compagnie du petit Ifedouq, un enfant des rues, arraché à la vindicte de ses compères. Exceptées les visites inopinées de quelques voisines, dont madame jeanne, des échanges de lettres avec des correspondants étrangers, où la fréquentation sporadique du vieux antiquaire, Pierre Thalmar, la vie de Serguei est sans histoire. Jusqu'au jour où, en ouvrant la porte de sa maison, il trouve un bébé dans un couffin que quelqu'un a déposé sur le seuil.
Depuis, sa vie bascule. A commencer par le temps et les soins qu'il faut consacrer désormais au visiteur, puis, les recherches pour savoir comment il arrive chez lui et pourquoi.
C'est sur cette trame que s'écoule tout le récit que l'auteur émaille de considérations sur la création artistique, les valeurs humaines, comme sur des réalités sociales.
Puis le drame survient : le bébé va disparaître de la même façon qu'il est apparu, au moment où il commence à nourrir de l'affection à son égard. C'est le branle-bas de combat. Aidé du précieux Ifdouaq et de quelques amis, il parcourira la région pour le retrouver. La paternité d'un bébé comme son amour, cela se mérite.
Il finira par le découvrir et du même coup dénouer les écheveaux d'une réalité sociale génératrice de misère et d'exclusion. Derrière chaque enfant malheureux, livré à la rue, semble nous dire l'auteur, il y a une famille éclatée, une mère célibataire rejetée par la société et non reconnue par la loi. C'est, en définitif, le statut de la femme, et particulièrement celui des mères célibataires dans notre société qui rejaillit sur les enfants.
Serguéi sera récompensé pour ses efforts et sa générosité. Il connaîtra la béatitude de l'amour du petit Yessous, une parodie de la symbolique du Jesus, il retrouvera l'inspiration créatrice après une période de tarissement. il sera le bénéficiaire d'un précieux héritage de la part de ses amis.
Mieux encore, il aura le loisir de réparer une erreur de jeunesse envers une jeune fille, Fanou, erreur qui le poursuit depuis toujours et qu'il a pu absoudre envers une autre Fanou, la mère malheureuse de Yessous.


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«Rapt à Inezlane» de Jean-Pierre Koffel
Publié le : 06.02.2002 | 19h30

«Rapt à Inezlane». c'est sous ce titre que Jean-Pierre Koffel, a signé son nouveau roman, le cinquième de la collection noire édité par Le Fennec. On se souvient des quatre premiers, tous écrits sur le tard, à partir de 1994, après une retraite bien mér

«Rapt à Inezlane» , s'il n'a pas failli au rythme, marque néanmoins une différence par son genre et sa thématique. Si «Collection noire» s'applique généralement au roman policier, «Rapt à Inezlane» n'a rien de noir, contrairement aux quatre premiers. Il y a bien un mystère autour de la disparition d'un bébé, mais il ne s'agit ici ni d'enquête policière, ni de course poursuite d'un inspecteur fin limier, et encore moins de cadavres.
Au contraire, nous avons affaire ici à un roman haut en couleurs. nous baignons constamment dans l'univers de la peinture et de la musique comme toile de fond. Entre deux sonates de Charles Ives, ou de Boccherini, deux coups de pinceau de la part de Benjamin Colle-Pottier, dit Serguei, personnage principal du récit, nous assistons au déroulement par petites doses d'une intrigue autour d'un petit bébé qui finit par mettre en branle la vie paisible et monotone de vieux Serguéi.

Les écheveaux d'une réalité sociale

Tout allait bien pourtant pour lui. Peintre d'origine belge de renommée mondiale, vivant à Inezlane (ne cherchez pas sur une carte, c'est une invention de l'auteur) en retrait du brouhaha du monde, en compagnie du petit Ifedouq, un enfant des rues, arraché à la vindicte de ses compères. Exceptées les visites inopinées de quelques voisines, dont madame jeanne, des échanges de lettres avec des correspondants étrangers, où la fréquentation sporadique du vieux antiquaire, Pierre Thalmar, la vie de Serguei est sans histoire. Jusqu'au jour où, en ouvrant la porte de sa maison, il trouve un bébé dans un couffin que quelqu'un a déposé sur le seuil.
Depuis, sa vie bascule. A commencer par le temps et les soins qu'il faut consacrer désormais au visiteur, puis, les recherches pour savoir comment il arrive chez lui et pourquoi.
C'est sur cette trame que s'écoule tout le récit que l'auteur émaille de considérations sur la création artistique, les valeurs humaines, comme sur des réalités sociales.
Puis le drame survient : le bébé va disparaître de la même façon qu'il est apparu, au moment où il commence à nourrir de l'affection à son égard. C'est le branle-bas de combat. Aidé du précieux Ifdouaq et de quelques amis, il parcourira la région pour le retrouver. La paternité d'un bébé comme son amour, cela se mérite.
Il finira par le découvrir et du même coup dénouer les écheveaux d'une réalité sociale génératrice de misère et d'exclusion. Derrière chaque enfant malheureux, livré à la rue, semble nous dire l'auteur, il y a une famille éclatée, une mère célibataire rejetée par la société et non reconnue par la loi. C'est, en définitif, le statut de la femme, et particulièrement celui des mères célibataires dans notre société qui rejaillit sur les enfants.
Serguéi sera récompensé pour ses efforts et sa générosité. Il connaîtra la béatitude de l'amour du petit Yessous, une parodie de la symbolique du Jesus, il retrouvera l'inspiration créatrice après une période de tarissement. il sera le bénéficiaire d'un précieux héritage de la part de ses amis.
Mieux encore, il aura le loisir de réparer une erreur de jeunesse envers une jeune fille, Fanou, erreur qui le poursuit depuis toujours et qu'il a pu absoudre envers une autre Fanou, la mère malheureuse de Yessous.




Par Abdelaziz Mouride | LE MATIN



http://www.maghress.com/fr/lematin/12658

Mardi 2 novembre 2010
Jean-Pierre Koffel, le père du roman noir marocain s’éteint à 78 ans

Le poète et romancier Jean-Pierre Koffel est décédé mardi à Kénitra Kénitra à l'âge de 78 des suites d'une longue maladie.

Né à Casablanca en 1932, il était agrégé de lettres classiques et avait fait ses études primaires et secondaires au Maroc.

Attaché au Maroc où il a enseigné le français dans divers établissements du Royaume, le hasard voulut que durant son affectation à la ville de Settat, il eut comme élève un certain Driss Basri, qui sera dans les années 1980, l’un des hommes les plus forts du Maroc.

Le défunt collaborera pus tard avec plusieurs journaux marocains, notamment « Al Bayane », l’organe du parti du progrès et du socialisme, où il publiera, en 1993 « L'argent facile », une nouvelle qui relate la vie d'un gamin de Tanger.

Jean-Pierre Koffel qui vivait jusqu’à sa mort à Kénitra (ex-Port Lyautey) en compagnie de ses enfants marocains adoptés dirigera aussi plusieurs associations littéraires et poétiques au Maroc et publiera plusieurs ouvrages.

Parmi ses œuvres « Nous l'appellerons Mehdi », Le Fennec, 1994, Prix Atlas 1995, « Des pruneaux dans le tagine », Le Fennec, 1995, « Pas de visa pour le paradis d'Allah », Le Fennec, 1997, « L'inspecteur Kamal fait chou blanc », Le Fennec, 1998 (pour lequel il a fait du repérage à l’hôtel Sheraton de Casablanca), et « Anthologie de la poésie de langue française au Maroc », 2005.

Il publiera aussi « La cavale assassinée », Traces du présent, 1998, « Rapt à Ineziane », Le Fennec, 2000, « C'est ça que Dieu nous a donné », Marsam, 2003, « Ptolémée de Maurétanie, le dernier Pharaon », 2005 et « Dalal mon amour », Marsam, 2007.

Jean-Pierre Koffel qui était un vrai iconoclaste fou du Maroc était considéré par ceux qui le connaissaient comme étant le père du roman noir marocain.



Décès à Kénitra du poète et romancier Jean-Pierre Koffel

Le poète et romancier français Jean-Pierre Koffel. /DR
Le poète et romancier Jean-Pierre Koffel est décédé mardi à Kénitra à l’âge de 78 des suites d’une longue maladie.
Jean-Pierre Koffel, né à Casablanca en 1932, est agrégé de lettres classiques. Il a fait ses études primaires et secondaires au Maroc.
Il était très attaché au Maroc où il a enseigné le français dans divers établissements et collabora avec plusieurs journaux marocains, notamment "Al Bayane" où il publia, en 1993 « l’argent facile », une nouvelle qui relate la vie d’un gamin de Tanger.
Jean-Pierre Koffel dirigea aussi plusieurs associations littéraires et poétiques au Maroc et publia plusieurs ouvrages.
Parmi ses oeuvres « Nous l'appellerons Mehdi », Le Fennec, 1994, Prix Atlas 1995, « Des pruneaux dans le tagine », Le Fennec, 1995, « Pas de visa pour le paradis d'Allah», Le Fennec, 1997, « L'inspecteur Kamal fait chou blanc », Le Fennec, 1998, et « Anthologie de la poésie de langue française au Maroc », 2005.
Il publia aussi «La cavale assassinée », Traces du présent, 1998, « Rapt à Ineziane », Le Fennec, 2000, « C'est ça que Dieu nous a donné », Marsam, 2003, « Ptolémée de Maurétanie, le dernier Pharaon, 2005 » et Dalal mon amour, Marsam, 2007.

MAP

Dernière mise à jour : 02.11.2010 à 22:03







Hommage à Jean-Pierre Koffel

Les rendez-vous Spectacles


Récital de poésie
Conception et mise en scène : Yamina Benabbou
« La poésie est le stade suprême de l’écriture. Grâce à elle, c’est la seule rencontre possible avec la musique. Ce que j’aime le plus, ce sont les poèmes chantés. J’en ai écrits, j’en ai même chantés. Quoi de plus bouleversant qu’un texte poétique servi par la musique : Aragon redécouvert par Ferré, par Ferrat ; Genet par Hélène Martin ; Llorca par Maurice Ohanna…La musique colle si magnifiquement à ces textes qu’on ne peut plus séparer l’un de l’autre, qu’ils laissent une trace inaltérable. La poésie est la seule forme d’écriture qui puisse s’inscrire dans la mémoire, et durablement. »
Jean-Pierre KOFFEL








citoyenhmida.org
Chroniques d'un citoyen Lambda



http://www.citoyenhmida.org/deux-antohologies-de-la-poesie-marocaine/

DEUX ANTOHOLOGIES DE LA POÉSIE MAROCAINE.
Dans ma quête de poésie marocaine, quoi de plus pratique que de recourir à une anthologie. Ou mieux encore, à deux anthologies.
J’ai feuilleté en premier lieu celle établie par Jean-Pierre Koffel que son préfacier présente comme un « découvreur de talents ».
Jean-Pierre Koffel , romancier que j’apprécie modérément, ne m’a semblé êtrel’anthologiste qui me guidera efficacement dans mes recherches.
En effet, s’il nous propose 106 poètes d’expression française – dont une trentaine d’européens – Jean-Pierre Koffel oublie un élément fondamental de l’anthologie : la présentation, même sommaire, des auteurs choisis.
Par exemple, le lecteur novice que je suis aurait voulu savoir qui est Ahmed LAOUFI qui a composé ce si léger bouquet de mots, si différent de ce que la poésie marocaine propose d’habitude :
« Voici une chanson

Dédiée à tes amours.

Non, ne dis rien,

Laisse tes yeux parler

Le langage des fleurs.

Mimosa, fleur d’été,

Fleur d’hiver, la neige

De tes yeux évoque

Le pays du soleil. »
Des noms, de notoriété plus établie, sont répertoriés, heureusement !
De Mahjoubi AHARDANE, bucolique dans ses élans :

« Le vent vent me tient par la taille …
Que la paille
Brille
Au loin
Dans le bec d’une caille ».

A Mohamed KHAIR-EDDINNE, toujours torturé :

« Si tu ne pleures pas, jamais notre pays ne changera de mine ».
En passant par Mustapha NISSABOURI, orfèvre des mots, dont peut apprécier ou pas l’hermétisme :
« Riche de trous noirs de l’univers et toutes ses blessures phosphorescentes »
ou encore :
« Passer de l’être restitution intégrale à un moi menacé en permanence
d’évanouissement ».

En fait, Jean-Pierre Koffel a réalisé plus une compilation qu’une anthologie, mais qui peut avoir valeur de répertoire.
Par contre l’anthologie réalisée par Abdellatif LAABI « LA POESIE MAROCAINE » avec comme sous-titre « De l’indépendance à nos jours » est plus consistante et surtout riche.
En plus d’une biographie succincte mais précise des poètes choisis, l’auteur signale leurbibliographie complète.
Par ailleurs, Abdellatif LAABI ne contente pas de citer un texte par auteur, permettant ainsi une approche plus juste de l’œuvre de chacun.
Il faut signaler l’introduction de cet ouvrage qui permet de mieux saisir la problématique de la poésie marocaine dans sa composante historique.
Enfin, et ce point est fort intéressant, Abdelatif Laabi a entrepris une présentation de « la poésie marocaine » dans le cadre du pluralisme ou plutôt du dualisme linguistique qui l’a caractérisée.
Le lecteur peut découvrir ou redécouvrir, en plus des poèmes écrits directement en français, des textes qui ont été initialement composés en arabe, classique ou marocain,et parfois en berbère.
Ainsi ces textes traduits du berbère :
« Je n’ai jamais gouté la saveur du miel
Sauf à ta bouche
Tes paroles sont des rayons
La lumière du cours
Ton regard quand il pérégrine
Trace des signes. »
de Ali Sidqi Azaykou.
Ou encore :
« J’ai gravi le rayon de soleil
Jusqu’àatteindre les cieux
Je n’y ai trouvé ma place
Je suis redescendu sur la terre
Qui m’a engendré
Et pour la lune
Je me suis contenté d’un regard. »
de Mohamed Mestaoui.

Bien sûr, la cinquante de poètes cités dans l’ouvrage de Abdellatif LAABI n’ont que peu de relation avec ceux choisis par Jean-Pierre Koffel, les périodes couvertes par l’une et l’autre des anthologies et l’approche personnelle de l’un et de l’autre étant bien sûrdifférentes.
Visitons donc la poésie marocaine en feuilletant :

ANTHOLOGIE DE LA POESIE MAROCAINE D’EXPRESION FRANCAISE
Jean-pierre KOFFEL

Chez EDITIONS AÏNI BENNAÏ – Collection Oum Qasr – 2006
Et
LA POESIE MAROCAINE DE L’INDEPENDANCE A NOS JOURS
Anthologie
Abdellatif LAÂBI
Chez LA DIFFERENCE - 2003.

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21 Responses to “DEUX ANTOHOLOGIES DE LA POÉSIE MAROCAINE.”
1. Aïcha Q. says:
29/02/2008 at 11:51
Je vois que la poésie n’ameute pas les foules.
2. Emomo says:
29/02/2008 at 16:23
Je pense que J-P Koffel est meilleur dans les histoires policières que dans la poésie. Du moins ce que je pense.
En fait, je vous ai mentionné dans mon blog ou comme on dit je vous ai tagué.
3. kamel says:
01/03/2008 at 04:43
Mahjoubi AHARDANE est aussi connu pour son notoire poème :
Ajerada maleha … Fine mechiti sareha
Ouache keliti … Ouache Cherabeti …
Ghire tafahe o Nafahe ya kadi (Fassi bien sure) ya bou nafahhe …
4. Aïcha Q. says:
01/03/2008 at 06:10
Moi, aussi je connais un très joli poème :
- A jrana Malha – Fine Kounti Sarha?
- Fi Jnane Salha
- A kelti – Ach Chrabti?
- Ghir Teffah ou neffah – ya l-qadi ya bou Miftah
5. Aïcha Q. says:
01/03/2008 at 06:36
Ou sinon encore:
- A chtatatatata – A sebbi sebbi sebbi…
Si ce n’est encore, ce morceau d’onthologie
- Tikchbila Tiwliwla…
6. hmida says:
01/03/2008 at 08:16
a Aicha q. com n° 1
J’avoue que la poésie ou d’autres sjuets disons sérieux attirent moins les foules que les posts sur notre grand intellectuel Rachid Nini….On a a les repères que l’on peut…
a Emomo
Je trouve que J.P. Koffel est un écrivain très moyen….J’ai signalé son anthologie
de la posésie juste parce qu’elle a le mérite d’exister, meme si elle très loin d’etre intéressante.
a kamal et a aicha q.
La poséise populaire est très riche et elle touche bien plus de gens que celle de ceux que l’on appelle un peu pompeusement nos “grands” poètes.
Si vous avez encore d’autres textes de ce genre, on pourrait en faire un début d”anthologie de la poésie populaire…
7. Aïcha Q. says:
01/03/2008 at 09:40
Moi, je suis d’accord. Mais alors en parlant de poésir populaire, tu préfère les poèmes pour enfants, les poèmes d’amour?
Dans la première catégorie:
-Ninni ya Moummou
- Htta Ytib ‘chana
- Ila ma tab ‘chana
- Ytib ‘cha jiranna
8. hssi mssi says:
01/03/2008 at 14:17
@hmida
ton complexe de Nini est incroyable ,au moins lui il prepare son Doctorat apres avoir obtenu son DEA a l’université Med V justement sur La poésie arabe!
9. hssi mssi says:
01/03/2008 at 15:47
@Aicha Q
tu connais les paroles de
hmida rass lmida
10. Aïcha Q. says:
01/03/2008 at 16:40
Je connais que ce refrain.
11. hssi mssi says:
02/03/2008 at 03:02
@Aicha Q
ça raconte l’histoire d’un certain hmida qui transportait des mida pleins de pain du quartier chez le fernakchi et vis versa sans qu’il sache ce qu’il portait sur sa tete de mida .
c’etait juste pour rire …notre hmida sait bien ce qu’il transporte…
12. hmida says:
02/03/2008 at 07:34
@ hssi mssi
Mais docteur n’est pas une réféence, ya sahbi….Les docteurs courent les rues ou plutîot couirent dans les rues de nos jours….
je ne fais aucun complexe vis-à-vis de Nini : JE N AIME LE POPULISME, IL EST DENGEREUX POUR LA SOCIETE.
@ aicha q.
Je te promets de te consacrer un post juste pour toi si tu arrives à reférencer un nombre significatif de poèmes puilklaires marocains.
13. Aïcha Q. says:
02/03/2008 at 08:19
c’est un honneur Hmida. Je vais me mettre à la tache. Mais fais gaffe que le populisme populaire de ces poèmes fabriqués par le peuple pour le peuple ne soient pas guillotinés sur la place publique comme on veut le faire pour un certain Nini.
Dans la foulée, une petite contribution:
“Tbark Allah 3la sidi Bourajla,
LLi zadna fi chatrang baghla”.
14. Anonymous says:
02/03/2008 at 13:04
@ aicha q.
Le peuple n’est jamais populiste. Sont popuplistes ceux qui veulent faire croire au peuple qu’il araison quand il a tort!
15. Aïcha Q. says:
02/03/2008 at 13:18
Anonymus: Rachid Nini; si c’est lui que tu vise est un fils du peuple, donc, si on suit ton raisonnement, il ne peut pas être populiste. Je trouve qu’à la place de lui coller des étiquettes, vous feriez mieux de nous dire pourquoi il dérange l’establishment à ce point.
16. hmida says:
02/03/2008 at 13:28
@ Aicha q.
je rejoins ce que vient de dire anonymous : le peuople n’est jamais populiste en effet. Mais il rsique d’être très vite entraîné vers les dérives les plus graves par des personnes – instruites, cultivées, politisées mais complètement inconscioentes – qui flatteront les côtés du peuple les plus pervers.
Et Rachid Ninni est l’eseple même du populisme : il ne veut pas encadrer le peiple, ni l’informer; il veut lui dire ce que ce peuple veut entendre ….
C’est cela le populisme et le populisme est dazngeureux : car quand le peuple croit avoir raison plus rien ne l’arrête….Exemple ce qui s’est passé à Kasr el Kébir et que Nenni a entretenu par ses articles incendiaires .
17. Aïcha Q. says:
02/03/2008 at 13:33
Ce qui est génial, c’est que tous le sujets mènent à Rachid Nini : le livre de Abdelmalek, la poésie marocaine… On peut presque lui coller une médaille!
18. hssi mssi says:
02/03/2008 at 14:58
@hmida
alors meme le titre de Docteur ne te plais pas assahbi ! tu semble te rejouir de leur chomage !c’est ton droit mais ça me rappel l’histoire de” lket et lguedida “… dak lguedida khanza!
pour NInI au lieu de faire “tomber l’avion” a chaque fois pour nous parler de lui ,dis lui ce que tu en penses en face ,ecris lui sur son e-mail .et ne fais pas comme ces 3 gas qui l’ont attaqués de dos !
19. hmida says:
03/03/2008 at 04:03
@ aicha q. et @ hssi mssi
Je dois avouer que Ninni trouve en vous des fans terribles. c’est tjs soit l’un soit l’autre qui amène mes débats sur ce monsieur!
@ hssi mssi
Ton exemple est totalement à côté de la plaque : en fait de” lgedida”, je crois que je suis loin d’être impressioné par un doctorat en poésie arabe modèle 2008…
20. A¨¨isha Q. says:
03/03/2008 at 04:25
Hmida, je te signale que tu es le premiert à parler, sans transition de Rachid nin, poste 6. Il parapt que la haine est l’autre face de l’amour. De ce faiut, tu es le premier de ses fans.
21. hssi mssi says:
03/03/2008 at 07:09
c’est la niniphobie.








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« C’est ça que Dieu nous a donné » de Jean-Pierre Koffel : Mmoui Hadda à Paris
Publié le : 26.06.2003 | 16h55

Il est des gens qui, même après leur mort continuent de présider aux destinées des vivants. C’est ce qu’apprirent à leur dépens Karim et Aziz, les deux jeunes cousins et inséparables amis qui, piqués par on ne sait quelle mouche, se sont mis e

Une ancêtre à Paris?
Voilà une idée bien saugrenue qui ne pouvait germer que dans l’imagination d’un poète tel Jean-Pierre Koffel. Qui d’autre mieux que lui pouvait nous faire à la fois rire, nous attendrir et à l’occasion réfléchir sur la condition humaine, à partir d’une histoire, un tantinet loufoque, d’une dépouille de grand-mère qui se promène dans les montagnes andalouses et d’une famille qui se fait du mauvais sang pour la même dépouille à Casablanca, le tout servi sous le titre non moins drôle tel « C’est ça que Dieu nous a donné». N’en a-t-on pas vu d’autres avec l’initiateur du polar au Maroc « pas le seul, avec d’autres » vous dira-t-il avec sa modestie habituelle- le plus Marocain des Français qui, en plus des arcanes de la langue parlée du pays, en sait long sur la mentalité de la société où il a toujours vécu. Venu à l’écriture après sa retraite de l’enseignement où il a côtoyé des élèves de toutes conditions sociales, de toutes générations, il est aujourd’hui à son septième roman depuis « Nous l’appellerons Mehdi » sorti en 1994. Les autres ne tarderont pas à suivre : « Des Pruneaux dans le tagine » en 1995 ; « Pas de visa pour le paradis d’Allah » en 1997, suivi bientôt de « L’inspecteur Kamal fait chou blanc », « La Cavale assassine » et « Rapt à Inezlane ».
Que nous raconte « C’est ça que Dieu nous a donné » ? L’histoire d’un cadavre volé. Tout a commencé le jour où les deux jeunes cousins, étudiants à Paris, ont eu la mauvaise inspiration d’emmener avec eux leur ancêtre, Mmoui Hadda , pour des vacances dans la ville lumière où ils ont leur logement. Passeport, visa, billet d’avion et enfin voyage, le tout servis dans un style dont seul Koffel a le secret, prend l’allure d’une épopée. Dans l’esprit des jeunes gens, « l’ancêtre » mérite bien un voyage qui la changerait de son morne quotidien, et à l’occasion voir ses petits-fils et arrières petits-fils qui vivent en France avant qu’il ne soit trop tard. On ne sait jamais. Tout se passe donc comme prévu sauf que Mmoui Hadda étant centenaire, a rendu l’âme, le dernier jour de ses vacances, ce qui ne faisait pas du tout partie du programme.
Que faire ? Heureusement la famille, nombreuse en France, est là. Réunie pour un conciliabule d’urgence, elle décrète que la dépouille soit rapatriée au pays sans attendre et surtout sans prévenir les autorités françaises. Toutes les options possibles et imaginables sont passées en revue, on retient finalement le transfert en remorque banalisée. Une voiture trainant un caisson sur roue, rien de plus normal en cette période de vacances et de festivités hibernales. C’est Karim et Aziz qui se chargent de la mission. Tout se passe normalement jusqu’au sud de l’Espagne où, en se réveillant le lendemain, après une nuit de sommeil bien méritée, les deux malheureux découvrent que la remorque a disparu, et la grand-mère avec. Que faire encore ? Rien sinon continuer jusqu’à destination, prévenir la famille et espérer un miracle pour arranger les choses.
Durant sa longue vie, c’est elle, «l’ancêtre » qui a toujours le dernier mot dans les affaires de la famille. Morte, c’est toujours elle qui continue à peser sur la vie de chacun. On n’est pas arrière grand-mère pour rien. Surtout si les sentiments filiales sont de l’ordre du mystique.
A propos, croyez-vous au miracle ? Non ! Au pouvoir de la magie alors ? Non plus ! Vous êtes de ceux qui pense que le rationnel mène le monde. Vous avez tort. Parfaitement. Et Mmoui Hadda, enfin, ce qui en reste, sa dépouille, s’empresse de vous administrer la preuve de votre erreur. N’est-ce pas le pouvoir de la Chouwafa Fatna bent Driss qui a permis de ramener la remorque, et la grand-mère dedans, au bercail ? N’est-ce pas un miracle que la remorque, après avoir été volée, tombe sous les mains d’une autre voyante, de l’Albaicin andalous celle-là, rendant possible l’exploit de la magie ? La défunte avait ses papiers sur elle ? Et alors ? Oui toute la question est là. Le rationnel ne saurait se départir de la dimension imaginaire qui pèse de tout son poids sur notre perception. C’est cette part d’irrationnel en nous, faite de nos joies et nos peurs qui fait le charme de la vie. C’est la réflexion que la lecture de ce roman inspire.

« C’est ça que Dieu nous a donné »
de Jean-Pierre Koffel.
Ed. Marsam. 160 pages.




Par Abdelaziz Mouride | LE MATIN





Hommage
Hommage à Jean-Pierre Koffel
________________________________________

Présentation
Ecrivain, journaliste, pédagogue, animateur de nombreuses rencontres d'écrivains et formidable connaisseur de la littérature marocaine contemporaine.

Jean-Pierre Koffel a promu les auteurs en herbe, encouragé les hésitants, accompagné les confirmés.
La journée mondiale de la francophonie du 20 mars, la sortie de cette anthologie et des trois premiers tomes des recueils de nouvelles «Côté Maroc» (édition
Marsan), constituent donc l'occasion de lui rendre un hommage attendu.

L'Institut français, l'Association Marocaine de Enseignants de français (A.M.E.F.) et l'Université Ibn Tofaïl s'associeront pour présenter une série de manifestations qui permettront à tous ceux, et ils sont nombreux, qui ont croisé le chemin de Jean-Pierre Koffel, de lui rendre hommage, car comme le dit Mohamed Essaouri, Président de l'Université Ibn Tofaïl et préfacier de cette anthologie «Pourtant, notre époque aurait besoin de poésie».


Dates
21 mars 18:00 IF Rabat Espace Balzac de Kénitra












http://www.ambafrance-ma.org/institut/agenda.cfm?encours=oui&typ_pres=complet&unesemaine=&d_select=18022008&lst_org=&lib_org=


Rencontre
Samedi 23 février 17:30
Jean-Pierre Koffel - La ville comme espace dinvestigation dans la littérature policière
Animée par l écrivain El Mustafa Bouignane Romancier, nouvelliste,, journaliste et poète, Jean Pierre Koffel est aussi un grand connaisseur de la littérature marocaine contemporaine et l un des fondateurs du genre policier au Maroc. Agrégé des Lettres Classiques, son premier roman, Nous l appellerons Mehdi a reçu le prix Grand Atlas 94/95. Jean-Pierre Koffel est aussi un grand découvreur de talents, il a promu les auteurs en herbe, encouragé les hésitants, accompagné les confirmés..Parmisestextes:Des pruneaux dans le tagine, Pas de visa pour le paradis d Allah (1997), C est ça que Dieu nous a donné (2003), Rapt à Inezlane (2001) ...
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MessageSujet: SOIREE SOUVENIR EN HOMMAGE A JEAN PIERRE KOFFEL PAR L'AMALEF ET SES AMIS DE KENITRA   Ven 4 Mai 2012 - 23:01


SOIREE SOUVENIR DEDIEE
A JP KOFFEL
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PAR L'AMALEF
ET SES AMIS DE KENITRA

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